Entre Russie et Occident, la menace d’un second front plane sur Kaliningrad

Entre la Lituanie et la Pologne, cette enclave est un curieux morceau de Russie au milieu de l’Europe, déchirée par la schizophrénie. Alors que le conflit militaire s’approfondit en Ukraine, la ville natale de Kant a été au centre d’une nouvelle confrontation entre le Kremlin et l’Union européenne ces derniers jours.

Article réservé aux abonnés Par Benjamin Quenelle Publié le 23/06/2022 à 17:18 Temps de lecture : 5 min

Kaliningrad ou la peur sur le deuxième front entre la Russie et l’Occident : Emmanuel Kant se retournerait dans sa tombe. Enterré au pied de la cathédrale de sa ville natale, Königsberg le Prussien devenu le Kaliningrad russe, le philosophe et sa pensée semblent loin de la montée des tensions qui, cette semaine, s’est emparée de l’enclave russe au coeur de l’Union européenne. . Sur les rives de la mer Baltique, à mi-chemin entre Moscou et Bruxelles, à quelques mètres l’une de l’autre, vous pouvez voir la Maison des Soviets et la cathédrale gothique. D’une part, la grandeur des projets architecturaux de l’ex-URSS. De l’autre, la majesté des vestiges de l’histoire allemande où reposaient jusque-là le corps et la philosophie de Kant.

« Tout est dit dans cette architecture vis-à-vis : nos deux cultures et nos espoirs… de paix ! résume Irina, une mère que nous avons rencontrée au cœur de Kaliningrad.

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