Publié le vendredi 24 juin 2022 à 15h47
À l’heure actuelle, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne recommande pas l’annulation des festivals et autres rassemblements de masse dans les régions où la variole du singe a explosé. “On préfère informer les gens”, peut-on lire.
“Au lieu de cela, nous recommandons de faire des évaluations des risques, de prendre des précautions et, surtout, de communiquer avant d’organiser un événement”, explique Amaia Artazcoz Glaria, spécialiste des réunions massives de l’OMS.
L’OMS conseille aux autorités et aux organisateurs d’identifier les événements qui présentent un risque plus élevé de contracter la variole du singe. Par ailleurs, l’OMS insiste pour que les autorités informent adéquatement la population de l’évolution de l’épidémie et “éliminent immédiatement les fake news”.
L’OMS a annoncé jeudi que près de 5 000 cas de monkeypox ont été recensés dans le monde. L’Europe est la plus touchée. Le virus a déjà été identifié dans une quarantaine de pays où il était pratiquement inconnu jusqu’en mai. Selon l’autorité sanitaire américaine CDC, 3 308 cas ont été signalés. Selon les chiffres de l’OMS, il y a 1 600 infections supplémentaires dans huit pays africains qui connaissent ces épidémies depuis des années.
Dans notre pays, jusqu’à présent, 77 cas confirmés de variole et 1 cas possible ont été enregistrés, a annoncé mercredi Sciensano. Il y a 43 patients en Flandre, 28 à Bruxelles et 7 en Wallonie. Tous les cas sont de sexe masculin et âgés de 20 à 62 ans.