Le passage de l’Allemagne au niveau d’alerte d’approvisionnement en gaz a l’effet d’un choc électrique. La Belgique perfectionne son plan d’urgence bien qu’il n’y ait pour le moment aucune modification du réseau gazier belge.
Article réservé aux abonnés Journaliste du Département d’Economie Par Bernard Padoan Publié le 24/06/2022 à 18:08 Temps de lecture : 6 min
Il n’y a toujours pas de “pénurie” de gaz dans l’Union européenne. Mais le mot est sur toutes les lèvres. Jeudi, l’Allemagne est le premier pays européen à passer à la phase deux – sur trois (“alerte précoce”, “alerte” et “urgence”) – de son plan en cas de crise d’approvisionnement en gaz naturel. En cause : la réduction significative (-60%) des livraisons de gaz russe via le gazoduc Nord Stream 1 qui passe sous la Baltique. Il est vrai que depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le pays a déjà considérablement réduit ses importations de gaz en provenance de Russie, dont la proportion est passée de 55 % à 35 %. Mais le niveau de dépendance gazière de la première économie du continent par rapport à Moscou reste suffisamment important pour susciter des inquiétudes sur les marchés, qui ont vu le mégawattheure de gaz naturel reprendre son ascension ces derniers jours, un mois de baisse et remonter au-dessus des 130 euros. . signal.
Cet article est réservé aux abonnés Avec cette offre, profitez de :
-
Accès illimité à tous les articles, fichiers et rapports éditoriaux
-
Le journal en version numérique
-
Confort de lecture avec publicité limitée