Environ 200 vols ont été annulés par easyJet jeudi en raison d’une erreur informatique. La compagnie britannique a indiqué que les passagers concernés pourront réclamer l’indemnisation “prévue par la réglementation”.
Un week-end de l’Ascension mal parti pour des milliers de passagers. Jeudi, easyJet a été contraint d’annuler environ 200 vols en raison d’un accident informatique. Ce vendredi matin, “un petit nombre de vols” étaient encore concernés, bien que la panne ait été “résolue”, a indiqué la compagnie low-cost, ajoutant que les passagers concernés pourraient demander l’indemnisation “prévue par la réglementation”.
Au sein de l’Union européenne, les droits des passagers en cas d’annulation de vols sont régis par le règlement CE 261/2004. Cela s’applique à tous les vols au départ d’un pays de l’UE, quelle que soit la compagnie aérienne, ainsi qu’aux vols arrivant sur le sol communautaire en provenance d’un pays non membre de l’UE, à condition qu’ils soient opérés par une compagnie basée dans l’un des 27 États membres.
Bien qu’easyJet soit une compagnie basée en dehors de l’Union européenne, la réglementation de l’UE s’applique également aux vols en provenance du Royaume-Uni, le gouvernement britannique ayant décidé malgré le Brexit d’inclure dans sa législation des règles européennes sur les droits des passagers.
Rembourser, rediriger ou créditer
En cas d’annulation, la compagnie aérienne doit proposer au passager un remboursement ou un vol alternatif vers la destination finale dans les meilleurs délais. Si le passager accepte la deuxième option, le transporteur devra prendre en charge les frais d’hôtel et de restauration.
Une troisième possibilité est pour la compagnie d’offrir un crédit pour un vol à une date ultérieure. Cette solution, largement utilisée pendant la crise sanitaire, ne peut cependant pas être imposée au passager, qui doit d’abord en accepter les conditions. Sinon, vous recevrez un remboursement.
Indemnité à réclamer
Si le vol a été annulé moins de 14 jours avant la date de départ prévue, les passagers ont également droit à une indemnisation qu’ils doivent réclamer. Le montant varie entre 125 et 600 euros selon la distance du vol et le retard avec lequel le voyageur est arrivé à destination.
Par exemple, l’indemnisation sera de 250 euros pour un vol annulé de moins de 1500 km s’il n’est jamais remplacé ou si le vol de remplacement arrive plus de 2 heures après le vol d’origine.
La compagnie aérienne n’est pas tenue de verser une indemnisation si elle peut prouver que l’annulation du vol est due à des circonstances extraordinaires (climat, instabilité politique, risques de sécurité, etc.). La plupart des problèmes techniques, en revanche, ne sont pas considérés comme des circonstances extraordinaires et donnent donc droit à une indemnisation.