Monkeypox : des inquiétudes et de nombreuses inconnues

Le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré samedi que l’épidémie mondiale de variole chez les singes constituait une menace pour la santé dont l’évolution était très préoccupante, sans pour autant atteindre le stade d’urgence sanitaire mondiale.

Le directeur général de cette agence onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait convoqué le 23 juin une réunion d’experts sur la question pour savoir si l’OMS devait déclencher son plus haut niveau d’alerte face à l’épidémie, qui touche principalement les pays occidentaux. L’Europe . Plus de 3 200 cas confirmés et un décès dans une cinquantaine de pays où la maladie n’est pas endémique ont été signalés à l’OMS cette année. « En outre, depuis le début de l’année 2022, il y a eu environ 1 500 cas suspects et environ 70 décès en Afrique centrale, principalement en République démocratique du Congo, en République centrafricaine et au Cameroun », a déclaré M. Tedros Adhanom Ghebreyesus.

“Le comité d’urgence a partagé de profondes inquiétudes quant à l’ampleur et à la rapidité de l’épidémie actuelle”, ont déclaré des experts, ce qui représente leur position consensuelle. “Globalement, dans le rapport, ils m’ont suggéré qu’à ce moment l’événement ne constitue pas une urgence de santé publique d’intérêt international (EPHE), qui est le niveau d’alerte le plus élevé au monde. L’OMS, mais ils conviennent que la convocation du comité lui-même reflète l’inquiétude croissante suscitée par la propagation internationale du monkeypox », selon le texte.

Deux doses de vaccins

Pendant ce temps, plusieurs pays ont déjà envisagé de vacciner les cas à risque et les commandes ont explosé au laboratoire danois Bavarian Nordic, le seul à fabriquer un vaccin contre le monkeypox déjà homologué. Commercialisé en Europe sous le nom d’Imvanex, le vaccin était initialement prescrit pour traiter la variole chez l’adulte, une maladie considérée comme éradiquée il y a 40 ans. Il nécessite deux doses et peut être appliqué avant ou quelques jours après l’exposition à la maladie. Les autorités britanniques ont recommandé la vaccination des hommes considérés à risque par les médecins. Il fait notamment référence à “ceux qui ont des partenaires multiples, se livrent à des rapports sexuels en groupe ou fréquentent les établissements” où ils ont des rapports sexuels, est-il précisé. En France, l’autorité sanitaire a recommandé d’administrer une dose unique aux personnes à risque de vaccination antivariolique avant 1980, à l’exception de celles souffrant d’immunosuppression. Les États-Unis conseillent également la vaccination uniquement pour les cas contacts. Malgré l’augmentation exponentielle des cas, l’OMS ne recommande pas pour l’instant la vaccination “de masse”.

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