Le vrai et le faux des résidences secondaires en Bretagne

Les prix de l’immobilier ont augmenté en Bretagne. Est vrai

+ 11 % dans le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine, + 8 % dans les Côtes-d’Armor et + 13 % dans le Finisterre : le prix des ventes de logements a augmenté en 2021 en Bretagne, selon les dernières données des notaires bretons. Cette augmentation s’ajoute à celles déjà enregistrées les années précédentes. Ainsi, en cinq ans, les prix ont augmenté de 59,2 % à Vannes et d’environ 20 % à Brest. Et malgré cette hausse des prix, les marchandises ne restent pas longtemps sur le marché. La crise sanitaire et les confinements ont dynamisé le marché immobilier breton.

Et plus particulièrement sur la côte.certains

L’épidémie est bien réelle sur la côte. A Lancieux (22), il faut débourser 390 000 €, en moyenne, pour une maison ancienne en 2022, soit 190 000 € de plus qu’en 2017. A La Forêt-Fouesnant (29), il faut compter 320 000 € contre 152 000 euros, cinq ans plus tôt. A Saint-Briac-sur-Mer (35), le prix a augmenté de 226 300 € à 585 000 €. La Baule (44) a publié 570 000 € et La Trinité-sur-Mer, 612 500 €.

Les primo-accédants ont du mal à trouver un logement. Est vrai

Face à la hausse des prix et dans un marché immobilier très dynamique, primo-accédants et jeunes acquéreurs n’ont d’autre choix que de s’éloigner du littoral et de se tourner vers les deuxième et troisième couronnes bretonnes comme Margaux et Anthony. Après neuf mois de recherche, ce jeune couple a dû se décider à acheter une maison plus éloignée que prévu (Ploemel au lieu d’Auray), plus petite que souhaité et au-dessus du budget initial. « Sans l’aide financière de nos parents, nous n’aurions jamais pu faire cela », nous disait-on en février dernier.

Le nombre de résidences secondaires a augmenté en Bretagne. Vrai et faux

En Bretagne administrative, on comptait 258 000 résidences secondaires, selon les dernières données fournies par l’Insee. Cela représente 13,3 % des logements bretons. Entre 1968 et 2018, le nombre de résidences secondaires a été multiplié par 3,2 en Bretagne. Mais depuis les années 1990, la proportion de résidences secondaires est restée quasiment stable dans la région par rapport au nombre de logements neufs sortis de terre.

Les propriétaires de résidences secondaires en Bretagne ne sont pas des Bretons. Faux

Quatre résidences secondaires sur dix dans la région, soit 110 000 logements, appartiennent à des personnes qui ont leur résidence principale en Bretagne, selon l’Insee. Par conséquent, les Bretons possèdent la plupart des logements de vacances… Bretons. Viennent ensuite les « Parisiens », ou plutôt les habitants d’Île-de-France, qui représentent plus du quart de ces hébergements, et des Pays de la Loire.

Les communes bretonnes ne peuvent pas appliquer de majoration à la taxe d’habitation. Est vrai

Depuis 2017, quelque 1 150 communes françaises ont pu augmenter la taxe d’habitation de 5 à 60 % pour les résidences secondaires. Cette surtaxe n’est possible que dans les zones dites « tendues » – où le marché immobilier est considéré comme tendu – et est définie dans un décret. Aucune commune de la Bretagne administrative n’est actuellement répertoriée dans cet arrêté. En revanche, Saint-Malo (35) s’est doté d’une des réglementations les plus contraignantes de France afin de limiter la multiplication des locations touristiques. De son côté, Brest vient de voter l’application de la taxe d’habitation aux logements vides, à partir de janvier 2023. Avec le même objectif : remettre le logement sur le marché.

Les maires bretons sont favorables au statut de résident. Faux

Réserver l’acquisition d’un bien immobilier aux personnes installées depuis plus d’un an sur un certain territoire afin de réduire la pression immobilière : c’est la proposition des mouvements régionalistes et indépendantistes, dont Dispac’h, qui organise les « Morts Plage.” », ce samedi 2 juillet, à Quiberon. Une proposition qui est loin de faire l’unanimité chez les élus bretons. En juin 2021, le président du Conseil régional Loïg Chesnais-Girard (PS) fermait la porte au statut de résident. De nombreux élus soulignent que les lycéens participent aussi “à la vie locale et économique de la commune”.

Des initiatives ont été lancées pour favoriser l’installation des primo-accédants. Est vrai

Terrains à prix coûtant, aides financières à l’installation, investissements locatifs interdits, terrains dissociés des constructions : les collectivités bretonnes imaginent de nouvelles mesures pour aider les primo-accédants à s’installer. “Cela dépend du maintien de nos écoles, de notre université et de la vitalité des populations”, a déclaré Nathalie Bernard, maire de Plougasnou (29).

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