Emmanuel Macron, Elisabeth Borne et le gouvernement posent pour une photo de groupe après le Conseil des ministres dans le parc de l’Elysée, le 4 juillet 2022. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE POUR “LE MONDE”
Emmanuel Macron accepte un nouveau départ. Mais le chef de l’Etat le fait avec un aveu d’échec. Après quinze jours de pourparlers et de “mains tendues”, selon les mots de l’exécutif, les espoirs de construire une majorité stable avec des députés de l’opposition jugés “constructifs” se sont estompés. Et avec cela est venue l’idée de former une coalition. “Il convient de prendre acte de la réticence des partis au pouvoir à participer à un accord de gouvernement ou à toute forme de coalition”, a souligné le président de la République, lundi 4 juillet, lors de la présentation du Conseil. des ministres tenue dans l’après-midi.
Après les semaines d’hésitation qui ont suivi une réélection acharnée face à l’extrême droite et la déception du camp présidentiel aux législatives, Emmanuel Macron a traduit cet échec par la formation d’un nouveau gouvernement, annoncée un peu plus tôt dans la matinée, sans faire la guerre ni braconner.
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Les quarante-deux membres de la nouvelle équipe, dont la première ministre Elisabeth Borne, sont pour la plupart des personnalités connues de la Macronie. La plus grande surprise a peut-être été la réapparition de Marlène Schiappa, figure très médiatisée des cinq premières années, hier en charge de la citoyenneté, aujourd’hui de l’économie solidaire et responsable.
Le reste du gouvernement ressemble en grande partie à un jeu de chaises musicales destiné à tenir compte des défaites des législatives – celles de Brigitte Bourguignon à la santé, d’Amélie de Montchalin à la transition écologique et de Justine Bénin à la mer – avec “fermeture de la des boites “. », selon les mots d’un conseiller exécutif, « avec les siens », notamment du parti présidentiel, Renaissance, mais aussi de ses alliés, le MoDem, Agir ou Horizons, qui s’étaient estimés discrédités dans la première mouture du gouvernement. .
Une réorganisation circonscrite à l’intérieur macronien
La refonte a aussi été l’occasion de corriger certaines erreurs d’évaluation. Olivia Grégoire, dont la parole est jugée trop libre, quitte ainsi le rôle de porte-parole du gouvernement pour occuper le ministère des PME ; elle est remplacée par Olivier Véran, ancien ministre de la Santé et en dernier lieu chargé des relations avec le Parlement. Le député du parti Les Républicains (LR) Damien Abad, visé par plusieurs allégations de viol et qualifié par la Première ministre Elisabeth Borne de « dossier compliqué » dans un entretien au magazine Elle à paraître mercredi, a été vu sur lui-même : lui, indiquent-ils l’issue, non sans avoir dénoncé les « ignobles calomnies » dont il s’estime victime.
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