Le dernier baromètre de la Fondation Vinci Autoroutes dresse un portrait défavorable des automobilistes belges.
Il y a quelques semaines, une campagne de sensibilisation en Région bruxelloise avait provoqué la colère de nombreux automobilistes qui se sentaient injustement discriminés : on voyait des citoyens ordinaires se transformer en monstres agressifs dès qu’ils prenaient le volant de leur voiture. Au moins cinquante plaintes étaient parvenues au bureau du jury de déontologie publicitaire. Qui avait finalement considéré que la campagne visait à sensibiliser à la vitesse et n’était donc pas “Probablement pour dénigrer les automobilistes en tant que catégorie de personnes, ou pour inciter au racisme.”
Or, selon le nouveau baromètre de la Fondation Vinci Autoroutes, diffusé par l’Institut Vias, le comportement des citoyens évoluerait dans le négatif une fois qu’ils auraient mis la main au volant. Selon ce baromètre, qui a analysé le comportement autodéclaré d’environ 12.400 automobilistes, près de 20% des Belges interrogés admettent “ce ne sera plus pareil” dès qu’ils appuient sur la pédale d’accélérateur.
Un changement de comportement majoritairement négatif : si 47% des conducteurs déclarent rester polis sur la route, seuls 47% déclarent également rester calmes. “Cela signifie que 53% des Belges pensent qu’ils ne sont pas en sécurité au volant.précise Benoît Godart, porte-parole de l’Institut Vias. Cela place la Belgique en dernière position des 11 pays européens analysés. C’est d’autant plus difficile que la nervosité au volant peut avoir des conséquences très graves.