“Bon, oui, mec, tu l’appelleras” : Bompard somme Macron d’appeler Mélenchon à Matignon en cas de victoire

L’ancien directeur de campagne Jean-Luc Mélenchon a feint de répondre à Emmanuel Macron, qui a déclaré en fin de semaine dernière qu'”aucun parti politique ne peut imposer un nom au président”.

Le ton est courtois quand le destinataire du message n’est autre que le président de la République. Invité de Sud Radio lundi matin, l’ancien directeur de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard est revenu sur l’interview qu’Emmanuel Macron a accordée en fin de semaine dernière à la presse régionale. Dans cet entretien, le chef de l’Etat a expliqué qu'”il choisit la personne qu’il nomme Premier ministre en regardant le Parlement” et qu'”aucun parti politique ne peut imposer un nom au président”.

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Une pelle sans contrôle contre Nupes et qui n’a pas plu à Manuel Bompard. Cela a amené le lieutenant Insoumis à s’adresser directement à Emmanuel Macron sur un ton très familier. “Quand il nous dit : Jean-Luc Mélenchon ne peut pas être Premier ministre parce que je ne le nommerai pas. On lui dit : “Oui, mec, tu vas le nommer”, a déclaré le candidat de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Depuis fin avril, Jean-Luc Mélenchon fait campagne pour se rendre à Matignon pour mobiliser les électeurs de gauche et installer l’idée que les législatives sont le “troisième tour” de l’élection présidentielle. Et ce, alors que le premier tour qui a déjà eu lieu pour les Français de l’étranger montre une poussée remarquable de la coalition de gauche.

Pour Manuel Bompard, “l’alliance politique qui a la majorité à l’Assemblée nationale est une coutume républicaine, elle désigne une personne”. Et il a ajouté : “Ce qui est une obligation constitutionnelle, c’est qu’alors le président du gouvernement doit avoir un vote de confiance à l’Assemblée nationale et pour l’avoir, la personne choisie par l’alliance doit être désignée président du gouvernement politique qui a une majorité politique à l’Assemblée nationale. » Si Emmanuel Macron nommait quelqu’un d’autre, ce serait, selon lui, “une provocation, contraire à toutes les traditions historiques”. Une manière de faire référence à la coexistence antérieure, lorsque François Mitterrand et Jacques Chirac devaient choisir un Premier ministre qui n’était pas du même bord politique, respectivement. Jacques Chirac et Edouard Balladur pour le premier, Lionel Jospin pour le second.

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