La pluie a fait mal à notre pays. Mais les agriculteurs l’attendaient aussi avec impatience. Maintenant, était-ce suffisant pour “régler” les problèmes de sécheresse dont nous parlons depuis longtemps ? Les cultures sont-elles toujours en danger ? Les agriculteurs s’attendent à ce que la pluie continue de tomber régulièrement.
A Bovesse, dans le Namurois, les 4 hectares de culture d’endives de Marianne sont mis à mal par les sécheresses de ces dernières semaines. Les surfaces sont brunes… Le sol est laissé sans plantes, car elles ne se sont pas développées.
Au sol, les feuilles sont plus courtes que la normale. “Ici on en a une toute petite, à côté de l’endive qui est plus grosse. Et puis, ici, une moyenne”, raconte cet agriculteur et président de la Fédération wallonne de l’agriculture.
Les relevés à Uccle totalisent 58 litres d’eau tombés par m2 au cours des deux dernières semaines. La situation varie selon les régions du pays, mais la pluie réjouit le monde agricole. “Globalement, tant pour les cultures que pour nos prairies, il était important qu’il pleuve et, en fait, pour amortir un peu les effets fortement ressentis par la sécheresse”, explique-t-il.
Après ces images de terre sèche et craquelée, cette précipitation redonne espoir et pourrait sauver les céréales. Il est difficile de prédire d’éventuelles pertes de performance liées à la sécheresse. Mais pour certaines cultures, comme la chicorée, la pomme de terre ou la betterave, les semaines à venir seront cruciales. “Il faut continuer à avoir de l’eau régulièrement. Et la nature devrait essayer de rattraper le retard qu’elle a pris”, espère-t-il.
Dans la prairie, il y a une autre victime de la sécheresse : l’herbe, qui a encore besoin de pluie. Par conséquent, les agriculteurs s’attendent à de la pluie, mais pas à des orages qui causent des dégâts.