Après son élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle, c’est un nouvel échec politique pour Eric Zemmour. Le président du mouvement Reconquête ! s’est présenté aux élections législatives dans la quatrième circonscription du Var. Il a recueilli 23,19 % des voix au premier tour, dimanche 12 juin. Il ne suffit pas de se qualifier pour le second tour dans cette circonscription qui comprend, avant tout, des communes comme Cogolin, Sainte-Maxime, Saint-Tropez, Le Lavandou et Bormes-les-Mimosas.
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L’ancien candidat d’extrême droite à la présidentielle, qui avait recueilli 7,07 % des suffrages le 10 avril, a eu du mal à affronter le député sortant de la majorité présidentielle et un rival d’extrême droite soutenu par Marine La Plume. Sereine Mauborgne, la députée sortante de La République en marche, qui s’est fait remarquer en janvier 2020 en s’opposant, à l’Assemblée, à la prolongation du congé pour décès en cas de décès d’un enfant, obtient 28,51 % des voter. La Sarthoise de naissance, venue dans la région pour des raisons professionnelles, l’a emporté au second tour en 2017 avec 54,65 % des suffrages. Philippe Lottiaux, le candidat du Rassemblement national (RN), finaliste malheureux en 2017, a pour sa part recueilli 24,74 % des suffrages.
longue hésitation
Avec une économie tirée à la fois par le tourisme et la viticulture et un taux de chômage dans le département de 7,5% à fin 2021, quasi identique à la moyenne nationale (7,4%), ce quartier offre une situation contrastée, entre les élégantes stations balnéaires du Golfe de Saint-Tropez et l’intérieur moins peuplé qui se sent plus relégué. Eric Zemmour croyait en ses chances de victoire et rêvait surtout d’une « alliance de la bourgeoisie patriotique et des classes laborieuses », entre la riche côte et l’intérieur.
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Après avoir hésité pendant des semaines, l’ancien journaliste, condamné pour “incitation à la haine” et “insulte raciale”, s’était finalement lancé dans la bataille des élections législatives jeudi 12 mai sur Twitter, confirmant sa candidature à huit jours de l’échéance. . Martelant la théorie complotiste et xénophobe du “grand substitut” avec son adjoint Marc-Etienne Lansade, maire de Cogolin et ancien député du Rassemblement national, M. Zemmour s’est pourtant présenté comme “celui qui peut réunir tous les droits et toutes les bonnes personnes”.
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La tâche n’était pas facile pour le président de la Reconquête ! puisque Marine Le Pen avait dominé le département du Var aux deux tours de l’élection présidentielle, alors même que l’essayiste d’extrême droite, avec 22,42% des suffrages, était proche de Saint-Tropez.
Avant même la désignation des 551 candidats de son parti, le président de la Reconquête ! il avait demandé à plusieurs reprises un accord avec le RN, en vain. Si M. Zemmour “se présente, il va au marché”, a averti le 4 mai Jordan Bardella, président par intérim du RN. “Zemmour n’est pas Dieu”, insistait-il encore fin mai lorsque Marion Maréchal accusait le RN de faire délibérément campagne contre les candidats à la Reconquête !.
Sans mandat ni campagne avant les élections européennes de 2024, M. Zemmour devra se ressaisir maintenant, après deux échecs politiques successifs, s’il veut que son mouvement soit pérenne sans être absorbé par son concurrent d’extrême droite.
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Brice Laemle