Pour Jean-Marc Nollet, la sauvegarde du portefeuille des citoyens belges passe par deux priorités. La première est d’étendre et de pérenniser le tarif social. La seconde est d’organiser la solidarité pour financer cette mesure : “Les multinationales de l’énergie font des profits indécents. Il faut les redistribuer pour réduire les factures”, estime le coprésident d’Ecolo.
Ce dernier égratigne Georges-Louis Bouchez, qui avait affirmé au contraire qu’il fallait « pacifier les marchés » : « Non, il faut réformer les mécanismes de formation des prix de l’énergie. Ce n’est pas aux citoyens de payer un système néolibéral complètement à la dérive », proclame l’écologiste.
Il reconnaît toutefois que la taxation des superprofits ne sera pas une tâche aisée, mais il affirme qu’une voie est encore possible : « La ministre de l’Énergie, Tinne Van der Straeten, a présenté des propositions qui font aujourd’hui l’unanimité », dit-il. .
Jean-Marc Nollet a également profité de cette tribune pour rappeler l’urgence de la transition énergétique : « La question de la facture énergétique et la question de la température sont liées. L’origine de ces deux problèmes, ce sont les hydrocarbures. Il faut protéger les citoyens et accélérer la transition », a-t-il dit. Selon lui, la hausse spectaculaire des prix de l’électricité rend « mécaniquement » les énergies renouvelables compétitives : « La mer du Nord sera notre centrale électrique du XXIe siècle. Et certains, notamment le MR, sont bloqués au XX », diffame.
A cet égard, il dénonce ouvertement le comportement “irrespectueux” du président du MR envers le Premier ministre Alexander De Croo et la ministre Tinne Van der Straeten : “Cela mine la capacité d’action de la Belgique au niveau européen. Ce qui m’importe, c’est que le le gouvernement va toujours de l’avant », a-t-il déclaré. “Georges-Louis Bouchez est un voleur, le gouvernement avance”, conclut avec fermeté le coprésident d’Ecolo.