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La HATVP a jugé incompatible un éventuel départ de Jean-Baptiste Djebbari par CMA CGM

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait émis un avis de conformité aux réserves le 22 mars au siège de l’ancien ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, au sein du conseil d’administration de la société cotée. Hopium, est spécialisé dans la conception et la construction de voitures à hydrogène. Une aventure de fin d’année pour le gouvernement de Jean Castex racontée par nos journalistes Eric Béziat et Olivier Faye dans cet article.

Deux autres avis rendus par la HATVP depuis montrent que Hopium n’est pas le seul projet professionnel en cours de M. Djebbari : Le 5 avril, soit onze jours avant la démission du gouvernement de Jean Castex, l’autorité avait constaté une incompatibilité entre le départ du gouvernement du ministre. et son désir de devenir vice-président exécutif du groupe CMA CGM, à la tête de la division spatiale que le maître du transport maritime et de la logistique, “entend créer”, selon la HATVP.

Face aux dossiers que l’ancien ministre avait à gérer – intermodalité, aviation civile, applications satellitaires, ports ou transports maritimes – la HATVP estime que cette prise de position comporterait un “risque substantiel d’être mis en cause sur le” fonctionnement indépendant et impartial de La HATVP note également que M. Djebbari s’est entretenu à huit reprises avec les hauts dirigeants de la compagnie maritime au regard des principes éthiques et de l’obligation de prévention des conflits d’intérêts qui lui sont imposés”, précise l’avis.

Le 17 mai, au lendemain de la démission effective du gouvernement, Jean-Baptiste Djebbari était toujours occupé par la gestion courante de son ministère et défendait dans les médias l’absence de conflit d’intérêts dans la nomination. constituée, selon lui, à côté d’Hopium -, la HATVP a réémis un avis de compatibilité avec des réserves sur la création, de la part de M. Djebbari, d’un cabinet de conseil.

« L’intéressé doit s’abstenir de fournir, directement ou indirectement, des prestations à des sociétés pour lesquelles il a accompli, au cours des trois années précédant les prestations envisagées, dans le cadre de ses fonctions gouvernementales, l’un des actes mentionnés à l’article 432. -13 du code pénal [qui régit les liens entre fonctionnaires et entreprises privées] », écrit la Haute Autorité, qui informe M. Djebbari que s’il décide réellement de créer une telle société, il n’engagera aucune démarche auprès d’aucun membre du gouvernement ou d’anciens membres du cabinet pendant trois ans.

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