Giuseppe Elio Cammarata via Getty Images Il y a 20 ans, l’euro était si bas face au dollar. (photo d’illustration)
EURO – Journée historique de la monnaie européenne. Mardi 5 juillet, l’euro a atteint son plus bas niveau depuis près de 20 ans face au dollar américain, à 1,0298 dollar pour un euro, porté par les tensions énergétiques en Europe et la force du dollar vert.
Vers 11h30, le dollar gagnait 1,12% à 1,0305 dollar pour un euro.
L’euro vient de retrouver, face au dollar, des niveaux de prix qu’il n’avait pas connus depuis décembre 2002.
Actuellement hors de la fourchette dans laquelle elle évolue depuis 2015, on pourrait bientôt retrouver la parité euro/dollar.
La fermeture de juillet sera à surveiller. pic.twitter.com/g68JWlf8Dj
– Raptor Crypto (@RaptorPV_) 5 juillet 2022
“Les craintes croissantes d’une récession poussent l’euro vers le bas, alors que le dollar s’envole”, a déclaré Fiona Cincotta, analyste du City Index. Les cambistes parient que la Fed continuera à augmenter agressivement les taux d’intérêt pour maintenir l’inflation sous contrôle, a-t-il déclaré.
“Les données PMI publiées (mardi) en Europe ont mis en évidence le risque d’un ralentissement de la croissance à la fin du deuxième trimestre”, poursuit-il.
Par ailleurs, la croissance de l’activité économique dans la zone euro a nettement ralenti en juin dans le secteur privé, il y a au moins 16 mois, selon un indice, calculé à partir d’enquêtes auprès des entreprises et publié par l’agence S&P.
La crise énergétique pèse
Dans la zone euro, “la récession semble inévitable” pour l’analyste de Markets.com Neil Wilson. “L’euro est dans une situation grave” et “sauf si la BCE agit, la parité pourrait bientôt être atteinte”, a-t-il déclaré.
La crise énergétique pèse également sur la monnaie unique.
“De fortes augmentations des prix du gaz et de l’électricité présentent un risque important que l’économie de l’UE entre en récession plus tôt que prévu”, a déclaré Trevor Sikorski, analyste chez Energy Aspects, dans un rapport.
Il y a un risque à la fois de “pénuries d’énergie” et de ménages, avec un pouvoir d’achat réduit par les tarifs de l’énergie, réduisant leur demande, estime Guillaume Dejean, analyste chez Western Union.
Depuis le début de l’année, le prix de la FTT néerlandaise, la référence du gaz naturel en Europe, a grimpé de près de 150 %, atteignant mardi 176,01 euros le mégawattheure.
Avant l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février, il se négociait bien en dessous de 100 euros par mégawattheure.
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