Lyon. Contaminé par le Covid, puis la variole du singe : “Je n’ai plus le droit de partir”

Par Nicolas Zaugra Publié le 25 juin 22 à 09h14 Actu Lyon Voir mon actualité Suivre ce média Montage photo publié le 22 juin 2022 par l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) montrant des lésions cutanées causées par le monkeypox. (© ILLUSTRATION / Sécurité sanitaire britannique)

TÉMOIGNAGE ACTU LYON. Deux fois positif au Covid-19 en quelques mois et désormais infecté par le monkeypox (ou Monkeypox en anglais) : Yohann, 24 ans, étudiant travaillant à Lyon se sent “malchanceux”.

Le jeune homme a appris cette semaine qu’il était positif à la variole du singe, probablement attrapé lors d’une fête. “Dimanche dernier, j’ai commencé à avoir des boutons dans le ventre, mais j’ai d’abord pensé à des piqûres d’insectes, des piqûres d’araignées par exemple”, a déclaré le jeune Lyonnais à Actu Lyons.

330 cas en France, 21 en Auvergne-Rhône-Alpes

Selon Santé publique France, au 23 juin 2022 à 14h00, 330 cas confirmés de monkeypox ont été signalés en France : 227 en Ile-de-France, 22 en Occitanie, 21 en Auvergne-Rhône-Alpes, 19 en Nouvelle-Aquitaine, 14 en Hauts-de-France, 14 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 6 en Normandie, 3 en Bretagne, 1 en Centre-Val de Loire, 1 en Bourgogne-Franche-Comté, 1 en Pays de la Loire et 1 dans le Grand-Est.

Sur les 302 cas confirmés le 22 juin 2022 à 14h, 287 ont fait l’objet d’une enquête, quatre restent inaccessibles et 11 sont en cours d’investigation.

Parmi ces cas, un premier cas concerne une jeune femme, dont le partenaire (non testé) a déclaré avoir eu une éruption cutanée 3 semaines plus tôt.

Les cas confirmés du 22 juin 2022 à 14h00 ont entre 19 et 71 ans (âge moyen : 35 ans).

“Mon ami m’a dit que c’était positif…”

La situation bascule mardi lorsque le Lyonnais commence à ressentir une boule à la gorge qui fait mal. Et puis vous recevez un SMS dérangeant sur votre téléphone. “Mon ami m’a dit que j’étais positif à la variole du singe…”, poursuit Yohann. Il commence alors à se lier avec ses grands-parents et devient un cas de contact.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, il a commencé à avoir des douleurs abdominales et les boutons dans son corps se sont multipliés. “Je n’en ai toujours pas sur le visage, mais un peu partout sur mes jambes, mon ventre, mes zones sensibles…”.

Prix ​​facturé par ambulance

Jeudi, l’étudiante se présente au service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. “Vu les symptômes et le risque de contamination, ils m’ont envoyé une ambulance. Je suis très contagieux, il faut éviter les transports en commun… ».

Il fait ensuite un test à 12h. “Le médecin a pris un coton-tige et a prélevé des échantillons au fond de sa gorge, d’un gros, des organes génitaux…”, selon Yohann. A 18 heures, les résultats arrivent : c’est positif au Monkeypox. “Je m’en doutais un peu, en plus je suis immunodéprimé pour la maladie de Crohn, donc je suis plus à risque.”

En plus des plus grands, le vingt-cinq ans a aussi mal à la tête au réveil, se sent fatigué et a de la fièvre.

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“Les médecins m’ont dit que ce virus s’attrape par contact avec la peau, par la transpiration ou encore par la parole des postillons”, poursuit le patient. Il devait donner les coordonnées de ses confrères, de ses collègues et de ses amis, tous cas contacts.

Confiné depuis trois semaines : “Je ne veux voir personne”

Yohann devra suivre une règle stricte : aucun contact pendant trois semaines jusqu’au 10 juillet.

“Je suis extrêmement contagieux, je ne vois personne pendant 3 semaines, aucun de ma famille, mes amis…” L’étudiant à la vie sociale bien remplie devra s’adapter : télétravail pour son cursus, courses, livré ou laissé par des amis… “Et juste devant la porte !” “.

En attendant, il patiente malgré lui et reçoit régulièrement des appels de médecins pour vérifier son état de santé.

“Ça va être long et ennuyeux, je vais pouvoir rattraper ma dernière série”, ironise l’étudiant. En apprenant sa maladie, qu’aucun traitement ne guérit, « mes amis m’ont souhaité bonne chance, d’autres m’ont proposé de l’aide, et certains ont paru surpris. Ils ont compris que cette variole de singe n’était pas qu’un sous-titre de Twitter…

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