On a vu les deux premiers épisodes d’Obi-Wan Kenobi : voici notre critique

Apporter de la nouveauté sans jamais trahir l’univers inventé par George Lucas, c’est le défi auquel sont confrontés tous les créateurs de nouvelles séries. Guerres des étoiles. Pour rencontrer Obi-Wan Kenobi, la réalisatrice Deborah Chow a fait le choix, paradoxalement assez logique finalement, du… cinéma.

C’est très clair dès le départ : pendant quatre minutes, l’introduction explique le passé du Maître Jedi et sa relation complexe avec Anakin Skywalker en n’utilisant que des images des trois premiers épisodes (La menace fantôme, l’attaque des clones et la revanche des Sith). Dès lors, seul un petit flashback sera immergé dans la production pour le grand écran. Mais la logique est toujours celle d’un long métrage.

“Le temps des Jedi est terminé”

Il y avait Le Mandalorien se permet d’innover à chaque épisode, conçu comme une aventure en soi sur des sujets aussi variés que le western ou le thriller, des deux premiers volets actuellement disponibles sur Disney+, on peut dire que les six volets deObi Wan Kenobi ils sont disposés en une seule grande épopée coupée en six morceaux. Avec un très fort impact en termes de rythme. Deborah Chow prend le temps de planter le décor et de révéler ce que le héros est devenu dix ans plus tard La revanche des Sith. En fait, un simple boucher, emprisonné en ermite le soir dans le désert, qui enfouit son sabre laser quelque part au milieu des dunes et n’invoqua plus jamais la Force. Pour lui, “le combat est terminé, nous sommes perdus, le temps des Jedi est terminé”. Sa dernière mission est de passer le plus inaperçu possible, d’observer le jeune Luke Skywalker à distance afin qu’il puisse s’entraîner le moment venu. Pour le reste, il s’est rendu, brisé. Mais un appel qui semble provenir d’un passé lointain va le contraindre à reprendre le service contre son gré. Et surtout à ses risques et périls : parmi les redoutables Inquisiteurs qui la poursuivent sans pitié, la Troisième Sœur est prête à tout pour l’arrêter et se montrer aux yeux de Dark Vador.

petite action

Tellement Le Mandalorien mis en action, même s’il n’occupe qu’une place très secondaire dans la première partie, qu’il évoque parfois plutôt Laurence d’Arabie. Puis les choses changent un peu, notamment avec des scénarios plus japonisants sur la planète Daiyu, mais force est de constater que le cinéaste relève surtout le paroxysme face aux futurs affrontements.

Par conséquent, les fans courent le risque de perdre l’équilibre plus d’une fois. Bien que les références ne manquent pas, si certains personnages font leur retour (Bail Organa toujours incarné par Jimmy Smits, Uncle Owen, le jeune Luke) et si d’autres font une arrivée surprise (comme la jeune, effrontée et très maligne Leia), les robots ne sont plus. apportent le changement humoristique, certaines séquences très enfantines dénotent un peu, et le décor ne laisse aucune place aux grands vols spatiaux.

Plus sombres, plus cruels, plus psychologiques et posés que les standards habituels de la saga, les deux premiers épisodes n’éblouissent pas pour autant Le Mandalorien. Mais jugez la série Obi Wan Kenobi il n’y aurait qu’en eux qu’elle serait injuste : elle s’est vraiment réunie dans son ensemble en six volumes. Il faudra donc attendre la fin pour voir si cette première impression sympa mais variée se confirme.

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