SONDAGE EXCLUSIF – Législatives : Le nouveau gouvernement ne génère pas d’élan dans la majorité

A moins de trois semaines du premier tour des législatives, la majorité présidentielle peine à faire bouger les lignes. Dans la troisième vague du baromètre OpinionWay-Kéa Partners (1) de “Les Echos” et Radio Classique publié mercredi, l’alliance des partis soutenant Emmanuel Macron perd 1 point, à hauteur de 26% d’intentions de vote, et ainsi de suite. a vu la coalition de gauche marcher sur ses talons.

Selon le sondage, qui a été réalisé en totalité après la nomination d’Elisabeth Borne à Matignon, et en partie après la présentation de son gouvernement, l’annonce de ce nouvel exécutif n’a pas eu d’effet sur l’opinion à l’heure actuelle. “Pour le moment, nous ne voyons aucun soutien à la majorité présidentielle”, a déclaré Bruno Jeanbart, vice-président d’OpinionWay.

“En 2017, la nomination d’Edouard Philippe avait permis à En Marche d’accéder aux urnes avant les législatives en attirant les voix de la droite”, rappelle-t-il. Mais Elisabeth Borne n’est pas perçue comme de droite ou de gauche, elle s’identifie à une macroniste. Cela a logiquement moins d’effet sur les électeurs. »

La gauche progresse

Cependant, le leadership reste confortable. Bénéficiant de sa position centrale et de la dispersion de l’opposition, La République En Marche (LREM) rebaptisée Renaissance, le Modem de François Bayrou et Horizons, le parti d’Edouard Philippe, peuvent espérer obtenir entre 295 et 335 sièges à l’Assemblée nationale, C’est. au-dessus de la majorité absolue (289).

De son côté, l’alliance de gauche avance lentement mais sûrement. Au niveau national, la Nouvelle Union populaire et sociale (Nupes) gagne 1 point cette semaine, avec 25% d’intentions de vote, à seulement 1 petit point de la majorité présidentielle.

“La gauche navigue encore dans l’annonce de son alliance, qui a dominé l’actualité politique ces dernières semaines. Il faudra voir s’il peut maintenir cette visibilité pour la suite de la campagne”, prévient Bruno Jeanbart.

La coalition formée par le PS, EE-LV, LFI et PCF pourrait remporter entre 155 et 185 sièges à l’Assemblée. Un chiffre bien insuffisant pour obtenir une majorité et ainsi contraindre Emmanuel Macron à vivre ensemble, comme le souhaiterait Jean-Luc Mélenchon, mais qui ferait du Nupes la principale force d’opposition de la prochaine législature.

Priorité au pouvoir d’achat

Accrédités avec 11% d’intentions de vote sur l’ensemble du territoire, les Républicains seraient toutefois nettement fragilisés, avec entre 50 et 70 députés. Quant au Rassemblement national, il perd 1 point de plus cette semaine, avec 21% d’intentions de vote au soir du premier tour. Mais sans bénéficier de réserves de vote, la formation de Marine Le Pen n’obtiendrait qu’entre 14 et 34 sièges, alors que la formation d’un groupe parlementaire nécessite au moins 15 députés.

Bruno Jeanbart prévient toutefois que le rapport de force peut encore évoluer d’ici au scrutin du 12-19 juin. “Le gouvernement présentera son projet de loi sur le pouvoir d’achat, qui est la priorité numéro un des Français. Il pourrait jouer avec l’intérêt des électeurs pour cette élection”, a-t-il dit, qui entend également remettre cette question au centre de la campagne.

* Sondage réalisé du 19 au 24 mai 2022 sur un échantillon de 2 845 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

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