“Ils doivent s’excuser”
Soulignant les “goulots d’étranglement” ciblés par les supporters des Reds malgré une arrivée deux heures et demie avant le départ et des contrôles “d’une lenteur insupportable”, Burt a déclaré “c’est dommage que l’UEFA ait blâmé les supporters”. C’est trop tard. Ils ont essayé de présenter leur version. Maintenant ils doivent s’excuser.”
Côté espagnol, l’accent est surtout mis sur le 14e titre continental du Real Madrid. Le journal sportif Marca a rebaptisé ce sacre “Decimocurtua”, un jeu de mots entre le nom de l’indépassable gardien belge Thibaut Courtois et le chiffre quatorze. Mais les incidents de la soirée occupent aussi une large place dans les journaux ibériques.
“Barbarian Hards”
Alfredo Relano, président d’honneur du journal sportif Ace et voix respectée du football espagnol, est très dur dans un éditorial, dénonçant Liverpool et “ses hordes de barbares sans entrée” qui “ont créé un scandale sans nom aux portes du stade, qui pourrait ont provoqué une catastrophe, même si heureusement tout est rentré dans l’ordre avec le retard du départ”.
“Ces faits ne peuvent rester impunis”, a-t-il ajouté.
“C’est dommage : la finale a commencé avec une demi-heure de retard à cause du chaos à l’entrée du stade”, rapporte dimanche le journal catalan Sport en couverture.
Les médias allemands remettent également en question les défauts d’organisation de l’UEFA. “La nuit du chaos”, écrit Bild, pour qui, sur le plan sportif, est “la défaite la plus amère de Klopp”, l’entraîneur allemand de Liverpool.
En Italie, la presse salue sans surprise la 4e C1 de “l’Empereur” Carlo Ancelotti (Corriere dello Sport).
“Encore un match parfait, pour les élections, la gestion et la préparation. C’est le premier à atteindre quatre Ligues des Champions. Une énorme saison, fierté italienne, merci Carlo !”, souligne la Gazzetta dello sport.
Le Corriere dello Sport revient comme toute la presse italienne sur le “flop de l’organisation” à Paris.
“Un mauvais après-midi à la fin d’une saison triste pour la France, où les problèmes de sécurité et d’ordre public se sont multipliés dans les stades”, écrit le journal romain.