Le témoignage du jeune homme, qui avait accusé l’élu communiste parisien Maxime Cochard de viol, avait déclenché le mouvement #MeTooGay.
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Publié le 27/05/2022 à 15:38 Mis à jour le 27/05/2022 à 16:50
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L’enquête sur l’éventuelle responsabilité d’un élu parisien dans le suicide de Guillaume T., un étudiant qui l’accusait de viol, a été rejetée au début du mois, a confirmé le parquet de Paris à l’AFP vendredi 27 mai.
Le 21 janvier 2021 sur Twitter, Guillaume T., 20 ans, accuse Maxime Cochard, alors conseiller parisien du Parti communiste français (PCF), et sa compagne, de viol. L’élu du 14e arrondissement de la capitale avait contesté ces accusations, qui avaient alors lancé le mouvement #MeTooGay : des centaines de messages supplémentaires sur les violences sexuelles subies par les hommes homosexuels.
Le PCF avait alors annoncé avoir demandé à Maxime Cochard et sa compagne “de se retirer de toutes leurs responsabilités au PCF Paris”. Le 9 février, Guillaume T. est retrouvé mort, pendu dans sa chambre du campus de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Au nom de la famille de Guillaume T., l’avocate Elodie Tuaillon-Hibon avait déposé le 18 février 2021, “une plainte contre X pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner”.
L’avocate a fait valoir que les “violences volontaires” auraient pu provoquer, selon elle, le geste de l’étudiant. Il a évoqué “des abus à caractère sexuel pouvant être qualifiés de viol, qui peuvent constituer des violences”. Une enquête a été ouverte le 22 mars 2021, et a donc été classée sans suite le 3 mai 2022.
“Ce classement ne m’étonne pas. Toutes les accusations étaient fausses, viols et violences”, a déclaré Fanny Colin, l’avocate de Maxime Cochard. Elle souhaite que son client et son associé, “injustement évincés”, soient “immédiatement réintégrés” dans leurs fonctions professionnelles.
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