L’Union européenne prépare des achats collectifs de vaccins et d’autres traitements contre le monkeypox, a indiqué la Commission européenne jeudi 26 mai.
Le porte-parole de la Commission européenne pour les questions de santé, Stefan De Keersmaecker, a déclaré que l’Autorité européenne de réaction aux urgences sanitaires (HERA) “travaille avec les États membres et les fabricants pour acquérir des vaccins et des traitements contre le monkeypox”.
“Les procédures exactes seront déterminées avec les Etats membres dans les prochains jours”, a-t-il ajouté.
L’Espagne a déjà indiqué son intention d’acquérir les vaccins antiviraux Imvanex et Tecovirimat par le biais d’un achat groupé dans l’UE.
Imvanex, du Laboratoire nordique bavarois, est un vaccin de 3e génération (vaccin vivant non réplicatif, c’est-à-dire non répliqué dans le corps humain) autorisé en Europe depuis 2013 et indiqué contre la variole chez l’adulte.
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L’Europe concentre la plupart des cas confirmés
Le nombre de cas confirmés de monkeypox dans le monde a atteint 219 mercredi 25 mai en dehors des pays où la maladie est endémique, selon un rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
L’Europe concentre la majorité des cas avec 191 cas, dont 118 dans les pays de l’UE. Actuellement, trois pays regroupent la majorité des cas confirmés : le Royaume-Uni, premier pays où des cas inhabituels ont été détectés début mai (71 cas), l’Espagne (51) et le Portugal (37), selon l’ECDC.
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Vaccination limitée “à des cas très précis”
L’UE avait déjà joué un rôle central dans l’achat conjoint de milliards de doses de vaccins covid pour ses États membres. Mais avec la variole, la situation est différente, selon Stefan De Keersmaecker.
La vaccination contre le monkeypox “sera limitée à des cas très précis, car la transmissibilité et le risque associés au virus ne sont pas comparables à ceux du Covid-19”, a-t-il précisé.
Lundi, l’ECDC avait jugé que la probabilité d’infection dans la population générale était “très faible” mais qu’elle était “élevée” chez les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels.
La maladie, cousine moins dangereuse de la variole, éradiquée depuis environ 40 ans, est endémique dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Elle se traduit d’abord par une forte fièvre et évolue rapidement vers une éruption cutanée, avec croûtes.