LA BOURSE DE NEW YORK OUVRE EN BAISSE
PARIS (Reuters) – La Bourse de New York a de nouveau chuté mardi sur fond d’inquiétudes quant à l’impact de l’inflation sur les bénéfices des entreprises à la suite d’un avertissement lancé la veille par Snap, le propriétaire de l’application Snapchat.
Dans les premières cotations, l’indice Dow Jones a perdu 194,97 points, soit 0,61%, à 31 685,27 points, et l’indice large Standard & Poor’s 500 a chuté de 1,12% à 3 928,89 points.
Le Nasdaq Composite a perdu 1,81%, soit 209,19 points, à 11 326,08.
Snap, qui a chuté de 35% mardi, a émis la veille un avertissement sur les résultats du deuxième trimestre car, selon le groupe, la détérioration a été “plus rapide et plus brutale que prévu compte tenu de l’environnement macroéconomique”. En conséquence, Alphabet, Twitter, Meta Platforms et Pinterest ont chuté de 3 % à 17 %.
“L’avertissement de Snap fait craindre que les dépenses publicitaires n’aient atteint un niveau record”, a déclaré Russ Mold, directeur des investissements d’AJ Bell.
“Quand les perspectives (économiques) sont plus faibles, les dépenses publicitaires sont réduites”, ajoute-t-il, notant que cela pèse sur le moral des investisseurs, dont beaucoup s’attendaient à ce que la chute des marchés touche le fond.
Les inquiétudes concernant l’inflation des dernières semaines, la poursuite de la hausse des taux de la Réserve fédérale ou les conséquences de l’offensive militaire russe en Ukraine se sont propagées aux marchés dans ce contexte.
Signe de nervosité, l’indice CBOE qui mesure la volatilité, aussi appelé indice de la « peur », est revenu à près de 30 points.
Hors actions liées aux réseaux sociaux, Airbnb recule de 2,7%, le spécialiste de la location courte durée avait annoncé son retrait de Chine dès le 30 juillet.
Tesla a perdu près de 4%, pénalisé par la baisse par Daiwa Capital des prévisions de livraison du constructeur pour cette année et une baisse de son objectif de cours.
En termes de résultats commerciaux et de perspectives, Zoom Video Communications (+5,4%) et Best Buy (+3,8%) sont les bienvenus, tandis que Ralph Lauren (-2,1%) et Abercrombie & Fitch (-26%) sont sanctionnés.
(Écrit par Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)