4ème dose de vaccin : c’est quoi ce mail de la Sécurité Sociale envoyé à des millions de Français ?

Par Johann Foucault Publié le 29 juin 22 à 10:58 mis à jour le 29 juin 22 à 11:05 Actualités Voir mon actualité Suivre ce média La campagne de vaccination pour la 2e dose de rappel vaccinal n’est pas assez rapide, selon le gouvernement. (©Archives/AF/76actu)

Les autorités sanitaires constatent depuis plusieurs semaines que l’épidémie de Covid-19 gagne à nouveau du terrain en France.

Dans cette situation, le ministère de la santé appelle les personnes éligibles à procéder “sans délai” à leur 2e rappel, généralement une 4e dose de vaccin. C’était également la recommandation récente du Conseil scientifique.

Pourquoi remonter ?

Avec la propagation des sous-variantes plus contagieuses Omicron BA.4 et surtout BA.5, la pollution augmente. Une situation encore plus favorable en raison de la fin des mesures restrictives et d’un contexte (été), propice aux rassemblements mondains et, donc, à l’assouplissement de la surveillance des uns et des autres.

Une autre raison est que l’immunité de certaines personnes commence à décliner à mesure qu’elles s’éloignent de leur dernière vaccination contre le Covid-19.

Pourtant, le virus est toujours là et toutes ces conditions réunies facilitent sa propagation. Au 28 juin 2022, selon les données de Santé publique France, près de 150 000 nouveaux cas ont été confirmés en 24 heures (avec mise à jour du week-end, ndlr), soit une augmentation de près de 54,6 % en 7 jours. Le taux d’incidence est du 23 juin à 731,7 cas pour 100 000 habitants, soit une augmentation d’environ 53 % en 7 jours.

“Cette campagne de vaccination n’est pas assez rapide”

Dans ce contexte, le gouvernement appelle à limiter la panne durant l’été et recommande vivement la deuxième dose de renforcement, désormais, pour les millions de personnes éligibles : les plus âgées, les plus fragiles et immunodéprimées.

Pour l’instant, pas d’obligation mais simplement une recommandation, comme l’expliquait récemment le ministère de la Santé lors d’un point sanitaire, selon lequel « cette campagne de vaccination ne va pas assez vite et doit être accélérée pour passer un été et un automne sereins.

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Un nouveau plan d’actions

Au 21 juin 2022, 2,18 millions de personnes avaient bénéficié de ce second rappel, sur les 8,7 millions de personnes éligibles à cette date. “Insuffisant” pour le ministère de la Santé, qui a donc travaillé sur un nouveau plan d’action.

Début mai, 1,5 million de mails ont été envoyés via l’Assurance maladie aux personnes âgées de 80 ans et plus, “pour les informer de la nécessité de faire un deuxième rappel”, a précisé le ministère de la Santé.

Dans le même temps, nous avons envoyé 8,5 millions d’e-mails supplémentaires à des personnes plus jeunes, âgées de 60 à 79 ans. Au vu des chiffres que nous avançons, nous allons accélérer cette campagne d’information spécifique et un plan d’action est en cours d’élaboration pour favoriser le 2ème rappel.

ministre de la Santé

Normalement, si ce rappel de vaccin vous inquiète, vous devriez également avoir vu un message d’information dans votre compte personnel d’assurance maladie, sur Ameli.fr. Des spots télévisés et radiophoniques ont également été diffusés et une campagne supplémentaire sera menée auprès des professionnels de la santé, a ajouté le ministère.

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10 millions d’e-mails seront bientôt envoyés

Selon nos informations, cette nouvelle communication gouvernementale sera prochainement adressée aux personnes éligibles, principalement par mail.

“Environ 10 millions d’e-mails seront envoyés, confirme le ministère de la Santé à actu.fr, sans distinguer les personnes déjà vaccinées, via l’assurance maladie.”

Les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmiers) recevront également un mail recommandant la 2ème dose de rappel, toujours via l’Assurance Maladie.

La bonne information des professionnels de santé est en effet un élément clé de la réussite de la deuxième campagne de sevrage.

ministre de la Santé

Une campagne d’information sera également lancée dans les EHPAD “auprès des responsables d’établissement, des associations de patients, des professionnels de santé, du grand public, mais aussi auprès des personnes à risque et de leur entourage”.

Qui peut être vacciné en seconde dose de rappel ?

Sont déjà éligibles à ce deuxième rappel, généralement une quatrième dose de vaccin : les personnes gravement immunodéprimées et les personnes de 80 ans ou plus et les résidents d’EHPAD ou d’unités de soins de longue durée (3 mois entre le premier et le deuxième rappel) ; les personnes âgées de 60 à 79 ans, avec ou sans comorbidité (délai de 6 mois entre le 1er et le 2ème rappel ou la dernière infection Covid).

Pour calculer la date de votre deuxième rappel de vaccins, l’Assurance Maladie propose un simulateur en ligne.

Pour le moment, le ministère de la Santé n’envisage pas d’étendre la possibilité d’un 2e boost de dose à d’autres publics que ceux-ci, ni de le rendre obligatoire.

Rappelons que pour un second rappel, vous pouvez demander un rendez-vous auprès d’un professionnel de santé proche ou sur www.sante.fr.

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À quoi s’attendre après l’été ?

Une situation qui pourrait évoluer en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. D’autant plus que dès la rentrée de septembre et l’arrivée de l’automne on pourrait voir une nouvelle épidémie monter comme celles que nous avons déjà connues.

D’où l’intérêt d’une 4e dose sans tarder, précise le professeur Alain Fischer, pour “les personnes âgées et fragiles, les plus à risque de développer une forme sévère de Covid-19, et qui ont une immunité moins durable que les plus jeunes”.

Les personnes qui bénéficieront d’un deuxième rappel seront protégées “des formes graves pour les mois à venir, jusqu’à l’automne”, avait estimé le président du Conseil de direction la stratégie vaccinale lors d’un point sanitaire le 21 juin.

Mardi 28 juin, le premier ministre, qui s’est entretenu avec les préfets et les directeurs de l’ARS, a recommandé de remettre son masque, dans les lieux fermés et “promiscuités”, ainsi que dans les transports en commun, a indiqué Matignon comme je l’avais recommandé. le jour. devant la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon.

Et si la situation s’aggrave, le gouvernement pourrait prendre d’autres mesures. Un nouveau projet de loi sanitaire doit être présenté et examiné en juillet pour maintenir “un système de surveillance et de sécurité sanitaire” jusqu’en mars 2023. Le texte actuel est prorogé jusqu’au 31 juillet 2022.

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