Interrogé par franceinfo, l’infectiologue Benjamin Davido, référent Covid-19 à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches dans les Hauts-de-Seine, prévient que la pollution risque d’augmenter à nouveau pendant les vacances d’été. De son côté, Arnaud Fontanet, chercheur à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique, dresse pour le 18 juillet de sombres perspectives pour l’hôpital avec le Journal du Dimanche.
Entre la septième vague et la nouvelle variante, la situation épidémique en France est préoccupante. C’est dans ce contexte que plusieurs experts se sont exprimés ces derniers jours. C’est le cas de Benjamin Davido, référent Covid-19 à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches dans les Hauts-de-Seine qui a tenu à nous mettre en garde sur franceinfo ce samedi 9 juillet : “Même si on part sans le virus dans le vos valises., vous ne prenez pas de vacances”.
Un été avec beaucoup de tension?
Au cours de la semaine écoulée, une moyenne de 130 000 cas par jour ont été détectés chaque jour, rapporte Santé publique France. “Le risque est toujours présent”, a prévenu l’infectiologue. Avec les vacances d’été, de nombreux Français voudront “relâcher la pression”. Mais Benjamin Davido prévient : “Le virus ne prend pas de vacances.” Benjamin Davido disait déjà début juillet sur Europe 1 : “La variante BA.5 veut passer l’été avec nous” et prévoyait un pic épidémique pour le mois d’août.
Cela signifie que dans les régions où davantage de cas ont été recensés, comme l’Ille-de-France ou la Paca, le risque cluster est présent, notamment avec l’arrivée de certains touristes. “Il y a fort à parier qu’on risque de se retrouver comme l’été dernier, avec de nouveaux clusters qui vont s’allumer dans ces lieux de villégiature où il y aura eu mixité”, a-t-il confié à nos confrères.
Par conséquent, l’infectiologue recommande de ne pas faire tomber le masque trop rapidement, du moins “dans les zones à fort trafic et lorsque vous êtes à l’intérieur dans des espaces mal aérés et mal aérés”. Il a appelé les Français à “faire un effort” pour éviter de surcharger les hôpitaux.
Porter un masque ne fonctionne pas si tout le monde ne le porte pas
Sur RMC ce dimanche 10 juillet, Benjamin Davido a appuyé son propos. N’oubliez pas l’efficacité du port du masque pour contenir la pollution. Il explique aussi que la gestion de l’épidémie de Covid ne peut pas être similaire à celle de la grippe. “La différence avec la grippe, c’est qu’elle ne fait pas 150 000 cas chaque jour à la mi-juillet”, compare-t-il.
Benjamin Davido, infectiologue : “La plupart des pics épidémiques devraient être contrôlés. La différence avec la grippe, c’est qu’elle ne cause pas 150 000 cas chaque jour à la mi-juillet. C’est ce qui m’inquiète.” . #MatinaleWERMC pic.twitter.com/OKVlkoPqny
— RMC (@RMCInfo) 10 juillet 2022
Vers un pic supérieur à avril ?
Dans le Journal du dimanche du 10 juillet, il s’inquiète justement de la hausse des hospitalisations qui s’annonce : “Selon les modèles de l’Institut Pasteur, on s’attend à 1.700 nouvelles admissions quotidiennes dans les hôpitaux à l’horizon du 18 juillet, contre une” Cette trajectoire nous rapproche du niveau atteint au printemps avec la sous-variante Omicron, BA2. On pourrait même observer un pic plus élevé qu’en avril”, anticipe ce membre du Conseil scientifique et de la recherche rattaché à l’Institut Pasteur. .
C’est pourquoi Arnaud Fontanet appelle à ce que la protection des personnes les plus vulnérables soit renforcée en conséquence, par âge ou état de santé, en imposant par exemple à ce public le respect des gestes barrières, la limitation de leurs contacts ou encore l’usage du masque .
Sur l’usage du masque justement, il a personnellement commenté la question : “En période de pointe, je ne serais pas choqué par le retour de l’obligation de mettre le masque dans le métro ou le train. Ceci avec un geste contraignant.”, et l’obligation envoie un signal simple et fort qui démontre une intense circulation du virus”.
Sur le plateau de BFMTV jeudi dernier, Alain Fischer avait édicté cette même position.