Par Vincent Trémolet de Villers, rédacteur en chef adjoint.
Ah, les fans britanniques ! S’ils n’y étaient pas, la ville de Saint-Denis serait un havre de paix et les grandes soirées foot au Stade de France, une fête familiale. Normalement le discours officiel se méfie des amalgames, mais à partir du samedi soir, on pourrait croire que dans chaque Anglais il y a un voyou qui s’endort. C’est la version orwellienne du fiasco de la finale de la Ligue des champions. Le problème, c’est que les propos de Gérald Darmanin ne correspondent pas au récit des envoyés spéciaux et des spectateurs présents au stade. Quant à la police, parmi les célèbres suiveurs britanniques, il a souvent retrouvé le sentiment d’impunité qui caractérise les casseurs dans les villes environnantes. La confusion se dissipe et l’on commence à distinguer entre les faux supporters, les britanniques dépouillés de leurs sièges (parfois de leurs smartphones) et les vraies racailles.
Est-il possible, dans notre pays, d’envisager une grande fête populaire sans dégénérer en heurts ?…
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