Projet de loi santé : accord entre députés et sénateurs

Olivier Véran, alors ministre de la Santé, lors d’une intervention au Sénat, à Paris, le 17 décembre 2022. THOMAS SAMSON / AFP

Députés et sénateurs sont parvenus à un accord, jeudi 21 juillet 2022, sur le contenu du projet de loi qui prolonge certaines mesures de gestion de la crise sanitaire, dont l’arrêt était initialement prévu à la fin du mois.

Le maintien des bases de données SI-Dep (pour les résultats des tests virologiques) et Contact Covid, validés par les députés en première lecture, avaient également été confirmés par les sénateurs dans la nuit de mercredi à jeudi. La conservation de ces informations par l’Etat permet notamment de faciliter les déplacements vers l’Europe lorsque le pays de destination demande une preuve de vaccination ou de guérison du Covid-19.

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Cependant, les sénateurs ont voté deux mesures absentes du texte approuvé par l’Assemblée nationale : la possibilité qui était laissée au gouvernement de rétablir un contrôle des tests virologiques à l’entrée du territoire national (avec une disposition spécifique pour les territoires d’outre-mer ‘) et celle de la réintégration sans vaccination. soignants si la Haute Autorité de Santé (HAS) donne son accord.

Réunis lors d’une commission mixte paritaire, jeudi après-midi, les parlementaires ont donc validé ces modifications, élaborées au Sénat par l’élu du Canal et porte-parole du texte, Philippe Bas. La version du texte approuvée par l’instance, qui réunit sept députés et sept sénateurs de sensibilités différentes, doit désormais repasser devant l’Assemblée, pour un vote sans examen complémentaire, prévu lundi, puis au Sénat, mardi, car il sera adopté d’emblée… à moins que le report des débats en cours sur le pouvoir d’achat et l’amendement du projet de loi de finances, qui doivent s’achever samedi soir, ne perturbe le calendrier législatif.

Réinsertion des aidants et contrôle des tests aux frontières

Le gouvernement s’est jusqu’à présent opposé à toute réinsertion des soignants non vaccinés, mais la condition de l’aval de la HAS a conduit le ministre de la Santé François Braun à qualifier le passage aux sénateurs d'”équilibré”. M. Braun a annoncé que ces soignants étaient au nombre de 2 605 dans le secteur de la santé.

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“Nous créons une voie vers la réinsertion”, a expliqué M. Bas, pour qui “la décision doit être médicale, elle le sera”. Selon la proposition de l’orateur, l’obligation de vacciner les soignants sera suspendue dès que la HAS estimera qu’elle n’est plus justifiée, puis les soignants non vaccinés seront “immédiatement réintégrés”.

Le gouvernement a également fêté le retour des tests de contrôle, une mesure centrale pour l’exécutif qui avait été rejetée par les élus du Miti national, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) et une partie des Républicains à l’Assemblée nationale.

Cette nouvelle mesure est disponible sur deux appareils différents. Le premier concerne les voyageurs en provenance de pays étrangers. En cas d’émergence d’une nouvelle variante particulièrement dangereuse du SARS-CoV-2, le gouvernement pourrait imposer la présentation d’un test négatif à l’embarquement en France. Philippe Bas a qualifié ce dispositif de “certificat sanitaire voyage” pour le différencier du laissez-passer sanitaire, qui comprend également le certificat de vaccination et de récupération.

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Activé par décret exécutif, ce premier dispositif pourrait durer un mois, un vote du Parlement étant nécessaire au cas où une prolongation serait souhaitée. Un deuxième dispositif, similaire au premier, pourrait demander des déplacements dans les collectivités ultramarines “en cas de risque de saturation” de leur système de santé. A l’initiative de Philippe Bonnecarrère (centriste) et de Thani Mohamed Soilihi (Majorité des Démocrates, Progressistes et Indépendants, La République en marche) la possibilité d’un contrôle pour les personnes issues des collectivités ultramarines a été introduite.

Le monde

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