Ce 6 juin, c’est le lundi de Pentecôte. Un jour considéré comme un jour férié en France. Pourtant, un tiers des salariés devrait se rendre au travail demain matin. Explications.
Jusqu’en 2003, il n’était pas très difficile de savoir qui travaillait le lundi de Pentecôte. A partir de 1801 et de l’accord signé entre Napoléon et l’Eglise catholique, la journée est fériée pour tous les Français afin de permettre la fin des célébrations commencées par Pâques. Mais la canicule d’août 2003 et ses 15 000 victimes ont secoué les palmarès.
Le récit de cette fête devenue “journée de solidarité”
Sur proposition du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le Parlement a validé l’idée d’abolir un jour férié, en le remplaçant par une “journée de solidarité”. Une journée travaillée mais non payée, qui est fixée au lundi de Pentecôte. Mais au fil des ans, cette règle a légèrement évolué. Aujourd’hui, les Français “offrent” une journée de travail supplémentaire pour financer la prise en charge des plus vulnérables – en moyenne 5,5 milliards d’euros par an – mais la date n’est plus de mise. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une journée RTT qui est simplement décomptée en fin d’année.
Qui reste ouvert ce lundi 6 juin ?
Il faudra voir qui travaille ce lundi de Pentecôte. Pour les salariés des entreprises qui ne sont pas en contact direct avec le public, vous aurez compris que c’est un peu à la carte. Cependant, les écoles et les services publics restent fermés. Côté santé, l’hôpital fonctionne, mais médecins généralistes et pharmacies baissent le rideau, à l’exception des professionnels “de garde”.
Au lieu de cela, la plupart des supermarchés ouvrent leurs portes ce lundi 6 juin, avec des adaptations parfois aux horaires. Les supermarchés accueillent les clients, ainsi que les grands magasins de bricolage, de sport, de textile et de mobilier.