Gouvernement Borne : Amélie de Montchalin et Agnès Pannier-Runacher ratissent les poursuites pour illégitimité après leur nomination

Elisabeth Borne, Amélie de Montchalin et Agnès Pannier-Runacher au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, le 23 mai 2022. BENJAMIN GIRETTE POUR “LE MONDE”

Quatre jours après sa nomination au nouveau gouvernement Borne, Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, ont tenté mardi 24 mai de répondre aux allégations d’illégitimité qui ont été faites pour eux. .

Plusieurs organisations environnementales ont exprimé leur scepticisme quant aux profils et aux capacités des nouveaux nominés, comme Greenpeace. L’organisation non gouvernementale a estimé que “les personnalités choisies” pour suivre les enjeux climatiques “n’ont pas d’expérience spécifique de leur sujet ou de vision des enjeux mondiaux, si ce n’est une croyance aveugle dans les chimères de la croissance verte et les technologies qu’elles n’ont pas”. exister “.

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Pour défendre leur nomination, les deux conseillers, experts en économie mais sans expérience de l’environnement, ont présenté la carte de “l’efficacité” et de la conviction écologique, sans pouvoir témoigner d’un engagement passé en la matière.

Désir d'”être jugé sur les résultats”

“La vérité est que je n’ai jamais reçu la carte Europe Ecologie-Les Verts. Mais j’ai des convictions très fortes sur le changement climatique et la biodiversité, car je fais partie d’une génération qui a vu tous ces changements se produire », a déclaré Montchalin, un ancien ministre de la Transformation et de la Fonction publique. , au micro de France Inter. Elle a poursuivi en expliquant :

Je suis une femme efficace et l’élection du Président de la République et du Président du Gouvernement, telle que me la présente la mission qui m’est confiée, ce n’est pas envoyer un signal politique à un électorat, ce n’est pas faire de la politique. l’écologie, c’est mener une politique écologique qui offre une vie meilleure aux Français.

Critiquée pour avoir voté contre un amendement visant à interdire l’usage du glyphosate en 2018, l’ancienne députée a défendu son élection : « Si je ne regrette pas une chose, c’est d’avoir considéré que cette question était européenne. (…) Oui, en tant que député, j’avais fait un choix totalement assumé : nous ne pouvons le faire seuls dans aucun domaine, mais c’est notre économie, ce sont nos producteurs, ce sont nos agriculteurs que nous laissons derrière nous. “Je peux vous dire : la volonté est là, la conviction est là et surtout, je veux des résultats et je veux être jugé sur les résultats que nous aurons”, a-t-il conclu.

“Montchalin ment”, a réagi Jean-Luc Mélenchon quelques heures plus tard sur Twitter. “L’interdiction du glyphosate devrait être levée immédiatement. Macron a cédé pendant 3 ans, puis pendant 5 ans. Et dans 5 ans, juste un bilan de la situation. Macron ne pèse rien en Europe”, a déploré le chef des “rebelles”. et artisan de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (Nupes).

Toujours sur Twitter, le député Matthieu Orphelin, auteur de l’amendement visant à interdire le glyphosate, a rappelé que le texte rejeté comportait pourtant “toutes les dérogations nécessaires pour laisser tout agriculteur sans solution”.

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De son côté, Agnès Pannier-Runacher a tenu à montrer mardi à BFM-TV que l’écologie “n’était pas un sujet nouveau” pour elle. À l’appui, il a invoqué son action de ministre de l’Industrie « dans le gouvernement précédent, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des installations industrielles ». L’ancien ministre a également rappelé que, grâce au plan de relance, la France a “réduit ses émissions de 3,6 millions de tonnes d’équivalent CO2”. Il a également évoqué le “fort contenu écologique” du plan d’investissement France 2030, ou encore ses travaux à Bercy sur la “simplification des démarches” de déploiement des nouvelles énergies renouvelables.

« Je suppose être technicien, travailler dur, connaître mes dossiers. Ce sont des questions compliquées qui ne peuvent pas faire confiance aux personnes qui ne sont que dans le slogan ou les paroles. Il faut qu’elle soit en action”, a répondu celui qui a comme feuille de route “pour sortir la France des énergies fossiles”.

Lundi, lors d’une visite expresse mais symbolique au Muséum d’histoire naturelle du Jardin des Plantes à Paris, la Première ministre, Elisabeth Borne, accompagnée des deux ministres, a également tenu à prendre des engagements auprès des défenseurs de la biodiversité. Il a indiqué que chacun des ministres de son gouvernement recevra en septembre une “feuille de route” pour décliner la transition écologique, selon son portefeuille.

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Le monde avec l’AFP

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