Rave-party à Redon : l’homme qui s’est cassé la main lors des heurts avec les gendarmes va porter plainte

Le parquet de Rennes avait décidé en mars dernier de rejeter ses deux premières allégations, pour violences volontaires aggravées et pour non-assistance à personne en danger.

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Publié le 25/05/2022 à 17:24

Temps de lecture : 1 mn.

Le jeune homme de 22 ans qui s’est fait arracher la main lors d’une rave party à Redon (Ille-et-Vilaine) dans la nuit du 18 au 19 juin 2021, va déposer une nouvelle action en justice contre l’instructeur. magistrat, rapporte France Bleu Armorique, mercredi 25 mai. Le 12 mars, après neuf mois d’enquête, le parquet de Rennes a décidé de classer sans suite ses deux premières allégations, pour violences volontaires aggravées et pour non-assistance à personne en danger. “Mon client est déçu et amer”, a déclaré Maître Stéphane Vallée, l’avocat du demandeur.

“Du classement sans suite nous avons pu prendre connaissance de l’enquête menée par les gendarmes et les experts”, explique-t-il. Cependant, selon lui, “un certain nombre de personnes n’ont pas été interrogées par les chercheurs. Nous aimerions aussi qu’il y ait des connaissances supplémentaires”.

L’avocat estime qu'”il reste encore beaucoup de questions”. Il s’agit notamment de la transcription des appels téléphoniques aux services d’urgence. “Les gens [auprès de son client] dire ‘Quelqu’un a perdu un bras. Que faisons-nous, où pouvons-nous le prendre? Comment peut-elle être prise en charge ?” Me Vallée raconte alors que les services de secours leur ont dit qu’ils “ne pouvaient pas intervenir” et les ont invités à conduire la victime vers les gendarmes mobiles.

L’avocat poursuit : “Et les gens répondent : ‘On ne peut pas avancer, parce qu’il y a des gendarmes mobiles. Ils nous tirent dessus avec des grenades'”. Me Vallée en déduit qu’il y avait “cette barrière infranchissable des gendarmes qui ne laissent pas passer les gens qui voudraient s’approcher des soins médicaux”.

Pour M. Stéphane Vallée, des ordres auraient dû être donnés pour “arrêter l’opération policière et donner la priorité à la sécurité, à la protection de ceux qui pourraient en avoir besoin”. Dès lors, il considère que “on peut légitimement se poser la question de ce qui a pu mal tourner à ce moment-là”. “Le parquet de Rennes a jugé qu’il n’y avait pas de délits, pas de responsabilités, pas de faute personnelle des gendarmes”, a-t-il précisé.

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