Vaccin Covid : environ une cinquième dose à l’automne pour les personnes à risque de formes graves

À l’automne, les personnes à risque de développer des formes sévères de Covid-19 devront très probablement hausser les épaules pour une nouvelle injection. Dans un document rendu public mercredi 25 mai, la Haute Autorité de santé (HAS) préconise cette stratégie pour anticiper “la résurgence probable d’un variant”.

Parmi le public concerné, on retrouve les personnes immunodéprimées et leur environnement ainsi que les personnes âgées de 65 ans ou plus ou présentant des comorbidités (maladies cardiovasculaires, hypertension, obésité, maladies respiratoires chroniques, insuffisance rénale chronique, hépatopathie chronique, cancer ou hématologie maligne, psychiatrie troubles). , etc.). Soit, selon les estimations de la HAS, plus de 25 millions de personnes en France. Une nouvelle injection, pour ces populations, serait souvent un troisième rappel : une cinquième dose.

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Cette recommandation est prise dans une période de calme relatif. Le nombre de nouvelles contaminations continue en effet de baisser, avec 24.231 cas de contamination au SARS-CoV-2 le 24 mai, soit une baisse de 25% par rapport à la semaine précédente. Pourtant, la circulation du virus reste à un niveau élevé, et la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, a exhorté les plus fragiles à la vigilance, mercredi matin, sur RTL : « Il y a toujours ce risque, et je leur demande au les plus vulnérables, que les gens continuent à avoir des gestes barrière, à se protéger, à se faire vacciner. »

Dans un centre de vaccination à Sarrola-Carcopino (Corse), le 8 janvier 2022. PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Trois scénarios

“Nous pourrions voir une épidémie revenir à l’automne”, a-t-elle dit, ajoutant que “le plus dur est derrière nous”. En effet, la HAS étudie trois scénarios pour les mois à venir, sur la base des hypothèses décrites par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La première, optimiste, est celle d’un retour à la normale, avec de futures variantes moins graves et l’immunité maintenue contre les formes graves. “Dans ce cas, la campagne de renforcement ne serait proposée qu’aux personnes immunodéprimées, pour renforcer leur immunité”, précise Elisabeth Bouvet, présidente du comité technique de vaccination de la HAS.

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A l’autre extrême, le scénario pessimiste prédit l’émergence d’un nouveau variant plus virulent, non couvert par les vaccins actuels. “Ensuite, la population générale devrait être vaccinée, avec de nouveaux vaccins adaptés”, ajoute l’infectiologue. Bien que peu probable, la HAS note que nous devons nous préparer.

Mais le scénario “le plus probable” est celui dans lequel “l’impact de la circulation du virus, toujours actif, serait moindre grâce à une immunité durable et suffisante, qui limiterait les formes graves et les décès”. La variante en question, ici, serait proche d’Omicron. A cette époque, les vagues épidémiques seraient de moins en moins sévères, avec des pics de transmission “saisonniers, pendant les périodes froides”, précise Elisabeth Bouvet.

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