Météo France a mis douze départements en alerte rouge à la canicule ce vendredi 17 juin. Cet avertissement est assorti de diverses restrictions et consignes de sécurité pour mieux protéger la santé des citoyens.
La canicule pourrait durer longtemps, les interdictions aussi. La Charente, la Charente-Maritime, les Deux-Sèvres, le Gers, la Gironde, la Haute-Garonne, les Landes, le Lot-et-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, la Vienne et la Vendée étaient les douze départements mis en alerte rouge par Météo France le jour Vendredi 17 juin au matin. Les écoliers et les étudiants universitaires des zones touchées ont été priés de rester chez eux.
Les préfectures de ces départements ont donné, respectivement, plusieurs restrictions facultatives ou obligatoires. Dans le Gers, la préfecture a recommandé la suspension de toute activité physique et sportive de plein air.
Même constat du côté des autorités sanitaires girondines, qui ont demandé aux habitants de ne pas pratiquer de sports de plein air, “même quand on est jeune et en bonne santé”, avaient-ils déclaré la veille, lors d’une conférence de presse en préfecture de Gironde.
12 dpts à #vigilanceRouge
25 dpts chez #vigilanceOrange
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— VigiMétéoFrance (@VigiMeteoFrance) 17 juin 2022
La Gironde a décrété l’interdiction de “toute manifestation publique en plein air ou dans des locaux non climatisés”. Le Tarn a également annulé la diffusion sur écran géant de la demi-finale de Top 14 entre Castres et Toulouse.
Le “plan bleu” a été activé dans plusieurs EHPAD
Certains départements n’attendent pas d’être en vigilance rouge ou orange pour agir afin d’éviter les dangers de la canicule. En Île-de-France, le préfet Didier Lallement a invité les automobilistes à limiter leur vitesse sur la route. Le Haut-Rhin et le Bas-Rhin ont donné les mêmes recommandations aux automobilistes, les invitant à réduire leur vitesse de 20 km/h.
En Nouvelle-Aquitaine, certains établissements ont également décidé d’anticiper l’alerte rouge de quelques jours, grâce à la mise en place d’un plan bleu dans les EHPAD. Ce dispositif implique “une plus grande vigilance des résidents”, “l’obligation d’installer au moins une chambre climatisée” et la mise en place obligatoire d’une chambre climatisée, a expliqué le directeur de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, France Bleu. .
Le plan bleu envisage aussi une adaptation des traitements pharmacologiques, “car il existe des médicaments comme les diurétiques qui favorisent la déshydratation”, a-t-il poursuivi.