DOSSIER – A 300 mètres des positions russes, des soldats de la 128e brigade d’assaut de Transcarpathie défendent cette écluse qui protège la ville de Zaporijia.
Envoyé spécial à Orikhiv
Ce dimanche de fin mai, la seule âme qui semble peupler la ville d’Orikhiv est un chat blanc errant parmi les décombres. Les maisons en bois peint et les portes fleuries sont pour la plupart détruites. Les autres semblent abandonnés, et seront bientôt détruits à leur tour par l’artillerie russe. Alors que ce dernier concentre ses opérations sur le Donbass, qu’il contrôle en grande partie et dont il veut prendre le contrôle total, il intensifie également ses assauts dans le sud-est du pays. La zone d’Orikhiv, rétrécie entre les fronts qui s’approchent, est la dernière écluse ukrainienne qui protège la ville industrielle de Zaporijia, à quelques dizaines de kilomètres de là.
Pour contrer l’avancée de l’ennemi, l’armée régulière ukrainienne dispersée dans le camp renforce ses positions avec la 128th Transcarpathian Assault Brigade. Formé par des volontaires venant principalement de cette région montagneuse de l’ouest du pays, il opère sous …
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 90% pour le savoir.
La liberté n’a pas de frontières, comme votre curiosité.
Continuez à lire votre article pour 0,99 € le premier mois
Déjà inscrit? se connecter