Cet accident, outre son caractère dramatique, avait également attiré l’attention car le conducteur était la maire de Somme-Leuze, Valérie Lecomte. La victime a été tondue le 16 juillet 2020, aux petites heures du matin, sur la promenade de Marche-en-Famenne, près de la maison Libert où il habitait.
Si elle a reconnu avoir heurté le piéton, Valérie Lecomte a toujours nié toute responsabilité dans cet accident mortel.
Selon ses explications, l’octogénaire, qui se déplaçait avec une marchette, a traversé la route à l’extérieur d’un passage pour piétons et la collision s’est produite lorsqu’elle l’a vu.
Jugé pour la première fois par le tribunal de police
L’affaire, visant notamment un accident de la circulation mortel pour manque de prévoyance ou de prudence, a déjà été jugée pour la première fois par le tribunal de police des Marches.
Un verdict rendu en octobre dernier considérait la responsabilité de la maire comme complète alors qu’elle-même avait demandé son acquittement.
Il avait été condamné à quatre mois de prison, dont un mois définitif. Le tribunal de police, saisi de l’affaire, avait constaté que la victime traversait bien un passage piéton.
Mais cette décision avait fait l’objet d’un recours de la part du parquet et de l’accusé.
Le parquet avait relevé la nature juridique de l’arrêt, qui n’ordonnait pas la nécessité de reprendre les différents examens liés au droit de conduire ; tandis que Valérie Lecomte a de nouveau tenu à s’excuser.
L’affaire s’est donc terminée devant le tribunal correctionnel des Marches, qui est compétent pour connaître des appels du tribunal de police.
Le tribunal correctionnel note dans son jugement, à son tour, que les parties divergent quant à la présence de la victime à un passage pour piétons.
L’avocat de Valérie Lecomte, Me Alexandre Wilmotte, regrette surtout qu’aucun expert automobile n’ait été dépêché pour descendre sur les lieux de l’accident. Le parquet, estimant que l’accusé doit assumer la responsabilité de l’accident, requiert à ce stade 3 mois de prison.
L’expert désormais désigné devra lire le dossier où se trouvent également des témoins.
L’affaire reviendra le 9 février 2023 devant le tribunal correctionnel afin de vérifier l’état d’avancement du dossier après l’expertise. Un calendrier sera ensuite établi pour la suite de la procédure.