Accidents dans les Pyrénées-Atlantiques : “Il y a un problème de relâchement”

Comment expliquez-vous cette augmentation des décès depuis le début de l’année dans le département ?

Depuis la fin des restrictions liées…

Comment expliquez-vous cette augmentation des décès depuis le début de l’année dans le département ?

Depuis la fin des restrictions liées au Covid-19, il y a un problème d’assouplissement. Et cela se traduit par la route. Avec la reprise des vacances, les conduites addictives augmentent sous les effets de l’alcool ou des stupéfiants. Cela favorise les accidents mortels. C’est ce qu’illustre le cas des six jeunes décédés à Biriatou et Bayonne ces derniers mois. Avec le retour des vacances, les gens sortent, consomment et il y a moins de prudence sur la route. Les chevaux sont libérés.

Doit-on craindre un été sombre sur les routes, notamment avec l’arrivée des estivants et le retour des foires ?

Le nombre de voitures va augmenter, mais cela ne veut pas dire qu’il y aura plus d’accidents mortels. Il y aura plus d’embouteillages et donc une vitesse moindre. C’est surtout dangereux pour les deux roues qui roulent entre les lignes. En revanche, je crains une augmentation des accidents avec le retour des petites foires. Contrairement aux grands festivals comme Bayonne, les transports en commun sont rares. Il y a un risque que les alcooliques ramènent la voiture à la maison. Quant au Festival de Bayonne, la menace d’une grève des chauffeurs fait craindre le pire si aucun accord n’est trouvé…

Avons-nous besoin de plus de contrôle policier sur ces comportements?

Il existe déjà de nombreux régulateurs de vitesse, mobiles ou fixes, dans le département. Mais il y a probablement un manque de tests d’alcoolémie.

La prévention suffit-elle ?

À l’heure actuelle, le message national de prévention est plat. La sécurité routière n’est plus une priorité. Au niveau de la répression, je me demande aussi quel impact aura le projet sur l’arrêt du prélèvement de points sur le permis pour les “petits excès de vitesse”. C’est bien pour le droit de se tromper, mais quel message cela enverra-t-il aux motards ? Cela ne générera-t-il pas de flux sur la route ? Il y a aussi un gros problème avec l’utilisation du téléphone portable au volant, qui augmente chaque année…

Y a-t-il des problèmes spécifiques au département ?

Il existe de nombreux scooters au Pays basque. En été, ils sont à l’extérieur, avec du matériel léger. Ce sont souvent de jeunes conducteurs, à partir de 14 ans, qui n’ont pas forcément conscience du danger. Comme la plage n’est pas loin, ils conduisent en T-shirts, shorts ou tongs. Sauf que les chutes sur asphalte sont bien plus sévères sans protection. Et il n’y a pas que les trottinettes. Les cyclistes ont tendance à aller trop vite. Je pense qu’il est urgent d’étudier le comportement des deux roues en particulier.

Les transports publics sont-ils suffisamment développés ?

Les travaux sur le réseau de bus ont beaucoup progressé, avec des transports gratuits et de meilleurs horaires. Aux heures de pointe, le bus est encore plus rapide pour se déplacer. Cela vous incite à ne pas prendre la voiture.

Quelles sont les zones les plus dangereuses ?

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