Accusé de pourrir l’atmosphère de tout un quartier de Namur : une expertise psychiatrique est ordonnée

21 plaintes. La défenderesse, appelons-la Marie, a déposé 21 plaintes contre ses voisins de la rue Julie Billiart. Propriétaire d’un immeuble d’habitation où elle habite, elle a été retrouvée le 20 mai devant le tribunal correctionnel à la suite d’une plainte au civil. Celle-ci émane de l’avocat de la personne visée par la plupart des plaintes déposées, propriétaire d’un établissement de restauration.

Les faits se sont déroulés en 2018. Lorsqu’on lui demande de s’expliquer sur les actes de harcèlement dont elle est accusée, Marie charge le navire de son meilleur ennemi. “Je suis surpris que ce soit moi qui soit au tribunal. Depuis qu’il est arrivé devant chez moi, il m’a fait aller au diable. Il m’insulte et fait des gestes obscènes, il se gare n’importe où, il m’installe illégalement sur une terrasse , il me fait des gestes obscènes, il y a des bagarres, du bruit la nuit, … je souffre, les voisins ont peur de lui, j’ai parlé au maire qui a menacé de fermer son établissement, je veux juste préserver la tranquillité de mon locataires et les garder.”

Me Maudoux a pris la parole pour son client, qui réclame 10 000 euros : “Il parvient tout de même à vilipender sa victime, mais c’est en fait le principal élément perturbateur du quartier qui souffre vraiment de son acidité. Ses locataires, qu’elle veut défendre, font partie de ses victimes. Il tyrannise et hystérise le quartier. Une médiation lui a été proposée et elle l’a refusée.

Le parquet a requis une peine de 50 heures de travaux forcés contre «qui s’implique dans tout ce qui se passe dans le quartier. » L’avocat de Marie, estimant qu’elle est dans ses droits alors qu’elle porte plainte pour harcèlement bien réel, a demandé l’acquittement.

Ce vendredi, le tribunal a ordonné la réalisation d’un examen psychiatrique de l’intéressé.

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