Adidas va quitter définitivement l’Alsace

L’annonce d’un regroupement des activités d’Adidas à Paris a été faite ce jeudi matin aux salariés strasbourgeois par le PDG Europe du Sud d’Adidas, Mathieu Sidokpohou, et Karen Zachayus, de la DRH France. Dans la capitale, Adidas occupe depuis mai 2017 un immeuble haussmannien du 9e arrondissement et devrait prochainement déménager son siège à la gare de l’Est.

Le siège de Strasbourg fermera en septembre 2024. A partir de mi-2024, les salariés devront respecter les conditions de mobilité imposées par la direction, précisent les représentants syndicaux. Selon le poste, l’entreprise pourrait faire preuve d’une “flexibilité sans précédent” en matière de télétravail. Ce serait donc trois à huit jours par mois sur place à Paris.

Télétravail à plus de 80% ?

“Au cours des dernières semaines, nous avons rencontré et échangé avec des employés et des élus locaux et ainsi nous avons pu élaborer une proposition d’approche innovante de l’organisation du travail avec une flexibilité sans précédent dans le télétravail”, a déclaré Mathieu Sidokpohou, directeur général. Europe du Sud à Adidas, dans un communiqué publié ce jeudi midi. « Notre objectif est de permettre aux collaborateurs strasbourgeois de poursuivre leur carrière chez adidas tout en renforçant notre culture d’entreprise avec un lieu unique dédié à chacun. Nous prendrons le temps d’accompagner ces évolutions sur les deux prochaines années afin que chacun se retrouve dans le projet d’entreprise. ”.

“C’est très compliqué”, a déclaré Olivier Apell, un délégué syndical


“Ils vont nous épuiser”, dit un salarié

Pour les salariés réunis devant le siège à l’issue du briefing, la perspective de télétravailler jusqu’à 85% du temps de travail est vécue comme une violence. Et ce “dans une entreprise qui a toujours défendu l’open space, la cohésion, les valeurs du sport”, pointe une salariée qui dit refuser, dans ces conditions, de poursuivre sa carrière au sein du groupe. porter », explique un autre employé.

Beaucoup d’entre eux voient dans cette annonce un moyen de “se débarrasser” des salariés alsaciens. Les conditions de départ pour ceux qui rejettent le principe du télétravail et de la mobilité à Paris n’ont pas encore été négociées. L’hypothèse d’un espace de coworking à Strasbourg, revendiquée par les salariés, a été tirée vers le bas par la direction, ont indiqué les représentants syndicaux.

A Strasbourg, où le groupe compte 140 salariés, l’annonce du projet, que nous vous révélions il y a un mois, a provoqué une vague de réactions. Une soixantaine d’entre eux s’étaient mobilisés devant le siège, situé dans le quartier du Wacken, pour manifester leur refus de le fermer.

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