AFP, publié le jeudi 7 juillet 2022 à 18h59
Ciel plus clair pour les grandes sorties de ce week-end : les pompiers de l’aéroport de Paris ont mis fin à la grève jeudi et une “sortie de crise honorable” pourrait se matérialiser pour d’autres salariés qui réclamaient aussi des augmentations de salaire.
Le préavis de grève des pompiers, qui a duré de vendredi à dimanche, “a été levé suite à la signature d’un accord” entre la direction et la CGT, Groupe ADP, gestionnaire de Roissy-Charles-de-Gaulle, Orly et Le Bourget. . Cet accord a été confirmé par l’organisation syndicale.
En revanche, les négociations se poursuivent avec les représentants des autres agents qui ont déposé un avis séparé pour la même période.
Le groupe ADP, dont l’Etat contrôle la majeure partie du capital, s’est refusé à donner plus de détails sur l’accord avec les pompiers.
Ils réclamaient des améliorations, dont une évolution de la grille salariale, ainsi qu’« un véritable plan d’embauche (…) qui permette d’organiser le travail en fonction des besoins opérationnels ».
Ce mouvement, qui a commencé le 30 juin, a entraîné la semaine dernière l’annulation de centaines de vols au départ ou à destination de Roissy, le principal aéroport de France. L’autre grande plateforme francilienne, Orly, n’a pas été touchée.
La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait imposé ces annulations préventives, qui représentent jusqu’à 20 % des vols entre 7 heures et 14 heures, au nom de la sécurité : la réduction du nombre de pompiers disponibles l’avait fait. nécessaire de fermer une partie des pistes de Roissy.
Cette mesure ne sera donc pas nécessaire ce week-end, qui marque le début des vacances scolaires d’été, a confirmé jeudi à l’AFP une porte-parole de la DGAC.
La perspective de voir les grands départs interrompus semblait s’éloigner jeudi soir. Selon l’entreprise, “les négociations se poursuivent (…) dans un climat constructif et se poursuivront demain”, vendredi.
– “Progrès” pour la CGT –
Les syndicats ont également affiché leur optimisme, alors que vendredi matin une offre de la direction doit être soumise à une assemblée générale du personnel.
Il s’agit d’une “proposition très intéressante qui annule les baisses de salaires faites par les salariés en 2021 et prévoit une augmentation correspondant au niveau de ce qui a été constaté dans les autres entreprises de transport”, a déclaré à l’AFP le représentant syndical CGT et ADP, Daniel Bertone. . .
Sans préjuger de la décision des salariés vendredi, “la CGT constate qu’il y a eu des progrès” et que la résolution du conflit “est en bonne voie”, a-t-il ajouté. Son homologue CFE CGC Rachid Eddaidj a évoqué la perspective d’une « sortie de crise honorable ».
Les syndicats réclament une “augmentation générale des salaires de 6%”, rétroactive au 1er janvier, ainsi que des augmentations supplémentaires pour certaines catégories de personnel ainsi qu’une augmentation des frais de transport et une amélioration des conditions de travail”.
Les syndicats avancent que les augmentations demandées compenseraient une inflation avoisinant les 6% en un an, alors que les salariés d’ADP s’étaient engagés à réduire leurs salaires pour permettre à l’entreprise de surmonter la crise du Covid-19, qui a triplé le nombre de clients de Paris Aéroports d’ici 2020. .
Le groupe avait également mené un plan de départs volontaires et s’était engagé à faire revenir les salaires à leur niveau d’avant-crise dès que les effets de celle-ci sur le trafic se seraient dissipés.
Cependant, certaines lignes ont déjà dépassé les niveaux d’activité de 2019, notamment les liaisons à l’étranger ou les liaisons saisonnières en Europe du Sud.
Mercredi, le nouveau ministre des Transports, Clément Beaune, a annoncé avoir reçu le PDG d’ADP Augustin de Romanet et assuré sur Twitter que “le gouvernement est mobilisé pour éviter les ruptures, encourager le dialogue social et renforcer les précautions sanitaires, dans l’intérêt des tout.