Damien Abad a été nommé vendredi 20 mai ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. Le lendemain, le site Mediapart rendait publiques les accusations de deux jeunes. Depuis, le ministre a disparu de la scène publique.
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Publié le 28/05/2022 07:09
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La première semaine du nouveau ministre a été marquée par l’onde de choc des allégations de viol déposées par deux jeunes femmes et révélées samedi 21 mai par Mediapart. Tout en démentant “fermement” ces allégations, l’affaire a pris de telles proportions que Damien Abad n’a pas vraiment commencé sa tâche de gouverner. Or, le ministre chargé de la Solidarité, de l’Autonomie et des Personnes handicapées devra gérer des dossiers très importants, comme le paiement à la source des minima sociaux et la réforme de la vieillesse.
Entre le conseil des ministres de lundi dernier et le conseil de Matignon de vendredi, aucune trace du ministre. Même du côté des syndicats on commençait à s’inquiéter. Mais vendredi, le téléphone a sonné pour le Synerpa, le syndicat national de l’aide à domicile, de l’Ehpad et de l’Ehpad. Il était temps, confie sa déléguée générale Florence Arnaiz-Maumé : « Nous avons un plan de sortie de crise qui doit être appliqué dans le domaine des logements. Les Français attendent une réforme de l’autonomie. Nos interlocuteurs veulent avancer au plus vite. que possible.”
L’appel est venu du nouveau directeur de cabinet de Damien Abad. Il doit maintenant se consacrer au recrutement d’une équipe complète. Damien Abad travaille déjà, mais surtout pour des réunions internes, selon son entourage. Elisabeth Borne a appelé à des propositions concrètes d’ici fin juin. “Il se projette”, confie un proche. Tout au long de la semaine, il a aussi multiplié les allers-retours notamment dans sa circonscription, pour tenter d’être réélu aux législatives, condition sine qua non pour continuer au gouvernement.
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