Affaire Damien Abad : Elisabeth Borne invite les victimes présumées à porter plainte

Toujours pas de commentaire. Interrogée sur une nouvelle accusation de tentative de viol contre le ministre Damien Abad, la Première ministre Elisabeth Borne s’est refusée à tout commentaire, affirmant qu’elle ne pouvait pas commenter “un témoin anonyme” et a appelé les victimes de violences sexuelles à porter plainte. « Il est essentiel que la voix des femmes soit entendue sur ces questions (…). Comprenez que je ne peux pas commenter sur la base de témoignages anonymes », a-t-il déclaré à des journalistes au marché de Villers-Bocage dans le 6e arrondissement du Calvados, où il fait campagne pour les législatives.

“En tant que Premier ministre, je le dis aussi en tant que femme, nous devons permettre à la justice d’établir les faits. N’hésitez pas à porter plainte. (…) Je ne suis pas juge et aucune enquête n’est menée avec des témoins anonymes. Tout est fait pour (…) accueillir au mieux les femmes afin qu’elles puissent porter plainte et que la justice puisse établir les faits », a-t-elle ajouté.

Des accusations qui portent sur les années 2010 et 2011

Le ministre des Solidarités Damien Abad, déjà impliqué dans des violences sexuelles, est la cible de nouvelles accusations contre une femme qui affirme avoir subi une tentative de viol en 2010, selon son récit publié mardi par Mediapart. Dans le témoignage recueilli par Mediapart, « Laëtitia » (nom du sujet), une « élue centriste », accuse Damien Abad d’avoir tenté de la violer lors d’une soirée organisée chez elle à Paris au premier semestre 2010.

Sans mentionner explicitement de plaintes, son avocate, Me Raphaële Bialkiewicz, a déclaré à Mediapart que “des éléments sont en train d’être collectés et croisés, dans le but de donner toutes les suites nécessaires”. Ces accusations viennent après celles publiées par le même média en ligne le 20 mai, au lendemain de la nomination de Damien Abad au poste de ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : deux femmes, citées par Mediapart, ont accusé le nouveau ministre de viol en 2010 et 2011.

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