L’ancien soignant de Damien Abad, accusé de viol, l’a confié à CNEWS. Muriel a trouvé les allégations “grotesques” et a expliqué pourquoi.
L’ex-ministre du nouveau ministre des Solidarités, Damien Abad, Muriel a expliqué mardi au micro de la CNEWS son rôle auprès de la membre du gouvernement d’Elisabeth Borne, accusée de viol.
“Même pour son quotidien, si je suis intervenu, c’est justement parce qu’il ne pouvait pas le faire tout seul, vu son handicap au niveau des membres supérieurs et inférieurs, sa maladie l’empêchait d’écarter les doigts”, a-t-il dit. Ses mains sont très serrées, pour lui c’était vraiment très difficile de s’occuper de lui seul.
Muriel a aussi raconté sa relation professionnelle avec Damien Adad lorsqu’elle est arrivée chez elle : je le sais parce qu’il est incapable de mettre un tee-shirt et encore moins de le boutonner ».
« Comment Damien Abad a-t-il pu gérer ça ?
Dès lors, pour elle et au vu des accusations, “il est clair que je ne l’ai pas suivi dans son intimité sexuelle, mais quand j’ai entendu les accusations, la façon dont je l’ai soigné pendant quelques années, je n’ai pas compris.
« Loin de moi l’idée de remettre en cause les témoignages de femmes, mais quand on raconte à une jeune femme qu’elle a bu une coupe de champagne dans un restaurant et s’est réveillée au lit, je me dis que c’est grotesque parce que je ne vois pas Damien Abad. il aurait pu s’en servir, expliqua-t-il. C’était inconcevable comment je le connaissais.
Le nouveau ministre des Solidarités souffre d’arthrogrypose, une maladie neuromusculaire congénitale rare qui provoque des déformations et des raideurs articulaires, limitant l’amplitude des mouvements.
Damien Abad a réagi publiquement à la polémique lundi depuis Saint-Jean-le-Vieux, commune de la circonscription de l’Ain où il est candidat à sa réélection aux législatives de juin. “Jamais de ma vie je n’ai violé une seule femme (…). Un innocent doit-il démissionner ? Je ne pense pas”, a-t-il déclaré.