Allégation de viol : non-lieu en faveur de Gérald Darmanin

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, au château de Chambord, le 22 juillet 2020. LUDOVIC MARIN / REUTERS

Un juge d’instruction de Paris a ordonné vendredi 8 juillet un non-lieu en faveur du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, accusé d’avoir violé une femme depuis 2017, ont indiqué lundi à l’Agence France-Presse (AFP) ses avocats, Mathias Chichportich et Pierre. -Olivier Sur.

“Pour la quatrième fois en cinq ans, la justice précise qu’aucun acte répréhensible ne peut être reproché à M. Gérald Darmanin. Deux décisions de classement sans suite, puis deux ordonnances de non-lieu sont intervenues sous l’autorité de quatre magistrats différents, dont deux juges d’instruction”, ont-ils précisé. “Notre client s’est toujours abstenu de commenter les décisions de justice et ne commentera donc pas davantage”, ont ajouté les deux conseils.

Le ministre a déposé une plainte calomnieuse. Cette plainte « suit son cours », selon les avocats.

Un éventuel appel

Une source judiciaire a confirmé à l’AFP que l’ordonnance de non-lieu, annoncée par BFM-TV, avait été rendue vendredi. Cette décision, qui est susceptible d’appel, met provisoirement un terme à cette affaire politiquement très sensible dans laquelle la plaignante, Sophie Patterson-Spatz, accusait le locataire de Beauvau de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance, pour des faits qui se seraient produits à Paris. en 2009.

Le 12 janvier, le parquet de Paris avait déjà pris des requêtes en faveur d’un classement sans suite.

Depuis sa nomination à l’été 2020, et encore lors de sa récente réélection, la présence de M. Darmanin au gouvernement a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment dans les rangs féministes. L’histoire commence en 2009, au siège de l’UMP, ancêtre de LR. La plaignante avait contacté l’élu, alors en charge du service des affaires juridiques du parti, pour obtenir de l’aide lorsqu’elle avait voulu faire condamner en 2004 pour chantage et appels malveillants envers un ancien partenaire.

Selon elle, M. Darmanin lui aurait fait raccrocher son soutien, à l’aide d’une lettre qu’il promettait d’écrire à la chancellerie, lui demandant en échange d’une relation sexuelle. Selon son récit aux chercheurs, Mme. Patterson-Spatz n’avait aucune envie de ce rapport sexuel, elle aurait « paniqué », mais elle se serait sentie obligée d’« aller à la poêle », n’ayant pas « le choix ». Quelques années plus tard, la plaignante finit par analyser ces faits comme un viol et porte plainte en juin 2017.

L’enquête fait suite à de longs contentieux de procédure avant que l’affaire ne soit reprise à l’été 2020 par un juge d’instruction. Ni la plaignante ni son avocat, Me Yann Le Bras, n’ont réagi dans l’immédiat.

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Le monde avec l’AFP

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