Amélie de Montchalin quitte le gouvernement après son échec aux législatives en Essonne

Charles Platiau via Reuters Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et candidate à la réélection dans la 6e circonscription de l’Essonne.

POLITIQUE – Dernier applaudissement pour Amélie de Montchalin. Le ministre de la Transition écologique est sévèrement battu ce dimanche 19 juin, dans la 6e circonscription de l’Essonne par le socialiste Jérôme Guedj, investi par la NUPES.

Dépassée de 7 points au premier tour, Amélie de Montchalin n’a pas pu rattraper sa rivale. Avec seulement 46,64 % des suffrages, contre 53,36 % pour Jérôme Guedj, selon les résultats définitifs, il perd sa circonscription et, en vertu de la règle édictée par Emmanuel Macron, son portefeuille de ministre.

“Je veux prendre acte de la victoire de Jérôme Guedj, je lui adresse mes félicitations républicaines”, a-t-il déclaré à LCI. “Comme le veut la tradition républicaine, je ne ferai pas partie du prochain gouvernement”, a-t-il ajouté.

Jérôme Guedj, 50 ans, est un ancien député PS rebelle et ancien président du département de l’Essonne où il a grandi politiquement. En 2017, il a été éliminé au premier tour. Et c’est ainsi qu’il se venge cinq ans plus tard.

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Ce résultat confirme les sombres pronostics d’Amélie de Montchalin. Vendredi, un sondage Ifop donnait à la ministre quelques points dépassés par son adversaire socialiste. La ministre a vécu une parenthèse difficile, où elle a opté pour un ton et un discours très offensifs face à la gauche, qu’elle a accusée de complaisance avec l’antisémitisme.

En 2017, ce marcheur de droite avait largement remporté la circonscription face à l’UDI, tandis que Jérôme Guedj terminait troisième. Mais en cinq ans, la sensibilité politique du département n’est plus la même : Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle (30,7 %). Soit un point de plus qu’Emmanuel Macron.

La députée, puis ministre de la Fonction publique en 2019, Amélie de Montchalin a pris la cinquième place dans l’ordonnance protocolaire, en charge d’une partie du dossier écologique qu’Emmanuel Macron veut dans son cœur un second mandat. Un poste qu’il devra quitter, selon les consignes d’Emmanuel Macron.

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