Des échanges entre des représentants de plusieurs géants du numérique et l’ancien ministre de l’Economie, révélés jeudi par « Mediapart », montrent une nouvelle fois les liens problématiques déjà évoqués dans les « Archives Uber ».
Quelques jours après l’explosion des “archives Uber”, qui ont révélé les liens privilégiés entre la société VTC et Emmanuel Macron lorsqu’il était à Bercy, une nouvelle enquête fait la lumière sur les relations douteuses entre l’ancien ministre de l’Economie et divers numériques. géants.
Dans un article publié ce mercredi soir, Médiapart indique avoir eu accès à des échanges entre « Conseillers du président et des lobbyistes et dirigeants des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft)» date du second semestre 2017. On apprend, en ce qui concerne Uber, qu’un lobbyiste d’Amazon aurait travaillé à l’époque pour la campagne d’Emmanuel Macron.
Les documents administratifs qui Médiapart a pu obtenir l’intervention d’un responsable des affaires publiques de la firme américaine Jean Gonié lors de la préparation de cette campagne. Ce dernier l’aurait fait “pousser” l’objet « La transformation de la France en champion du e-commerce et de la logistique »explique les médias en ligne.
Cela aurait fait son travail. “pendant la campagne présidentielle, au sein des groupes de travail d’En Marche auxquels il a participé”est écrit dans une note envoyée à Emmanuel Macron par son conseiller « Institutions, action publique et transition numérique » à l’Elysée de 2017 à 2019, dont Fabrice Aubert.
Une proximité problématique alors même que ces entreprises étaient soumises à des redressements fiscaux et à la “taxe Gafa” promise par l’exécutif “sur les cinq prochaines années, il ne verra pas le jour, remplacé par une taxe mondiale sur les multinationales”rappelles toi Médiapart.
“Absolument rien à voir” avec Uber
Il s’agit de la deuxième intervention d’un lobbyiste d’une grande entreprise dans l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron révélée par des sondages journalistiques ces derniers jours. Lundi, The Guardian a rapporté que Mark MacGann, alors l’un des représentants d’intérêts d’Uber, avait personnellement aidé le ministre de l’Économie à lever des fonds pour son parti naissant en 2016, La République en marche.
Dans les médias britanniques, Mark MacGann – également lanceur d’alerte des “Uber Archives” – a toutefois souligné que son soutien au président français était une décision personnelle et n’avait pas “absolument rien à voir” avec la société VTC. La raison : les deux hommes se sont bien aimés, échangeant régulièrement des SMS jusqu’en avril.