Violemment attaqué lors de son échauffement par le 400 mètres haies du championnat de France samedi à Caen, Wilfried Happio a reçu un coup à l’œil, qui ne l’a pas empêché de signer plus tard son record personnel. L’athlète a porté plainte dimanche. Une histoire sentimentale pourrait être à l’origine de cette agression.
L’image en a surpris plus d’un. Lors des Championnats de France d’athlétisme, qui se sont déroulés à Caen ce week-end, le sprinter Wilfried Happio est apparu avec l’œil gauche couvert d’un bandage et caché par un bandeau dans les yeux. Cela ne l’a pas empêché de remporter le 400 m haies en 48″57, un nouveau record personnel (49″01 jusqu’alors) et un minimum pour les Mondiaux d’Eugene complets (48″90). Mais que s’est-il passé ? D’après les premières explications de son entraîneur Olivier Vallaeys, le coureur a été agressé au stade de l’échauffement par un individu qui est apparu « de nulle part » une vingtaine de minutes avant le dernier 400 m haies et s’est cogné l’œil.
L’assaillant a été rapidement interpellé samedi par la police municipale, convoqué par les services communaux au même endroit, et remis à la police nationale. Selon nos informations, Wilfried Happio a porté plainte ce dimanche. L’accusé, qui avait initialement été libéré, a donc été de nouveau interpellé aujourd’hui pour violences avec incapacité temporaire de travail après le dépôt de cette plainte. Selon l’AFP, un dirigeant de la FFA s’est rendu dimanche matin au commissariat de Caen pour porter plainte.
Une affaire portée devant la justice
La Fédération et la ville ont également annoncé samedi qu’elles porteraient l’affaire devant les tribunaux. Selon nos informations, il pourrait s’agir d’un règlement de comptes avec en toile de fond une « histoire de cœur ». L’agresseur pourrait être le frère d’une connaissance d’Happio. Le coureur du 400 m haies va bien, mais il a le visage meurtri.
Après sa carrière, il a été envoyé aux urgences pour des examens complémentaires. En octobre 2020, il avait déjà été impliqué dans une affaire extra-sportive : il était passé devant l’instance disciplinaire de la FFA pour une altercation avec un autre athlète, avant d’être relaxé en décembre. Deux histoires qui ne sont pas liées, selon L’Équipe.
AS, avec Valentin Jamin à Caen