Atos sera scindé en deux sociétés cotées, Rodolphe Belmer au départ

Le directeur général du groupe français a détaillé ce matin le nouveau plan stratégique du groupe. Il quittera le groupe “au plus tard le 5 septembre”. L’action d’Atos a chuté de 26% mardi vers 9h30 à la Bourse de Paris.

Un groupe, mais deux sociétés cotées distinctes à fin 2023, chacune dotée d’une structure financière, d’une stratégie, d’une équipe de direction dédiée et d’un conseil d’administration indépendant. C’est le nouveau plan stratégique envisagé par la direction d’Atos pour redresser le groupe, en difficulté depuis deux ans. Rodolphe Belmer, l’administrateur délégué, l’a présenté mardi matin avant une journée investisseurs. Une annonce qui a déplu aux marchés financiers : après avoir perdu près de 11 % lundi, l’action Atos a chuté de 26 % mardi vers 9h30 à la Bourse de Paris.

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D’une part, SpinCo (Evidian) combinera ses activités de transformation numérique, de big data et de cybersécurité. Générer une forte croissance et des marges élevées. Elle disposera d’un plan de 0,4 milliard d’euros pour accélérer sa croissance. En revanche, TFCo (qui conservera le nom d’Atos) concentrera ses activités historiques d’infogérance, d’espace numérique de travail et de services professionnels. Elle disposera d’un plan de 1,1 milliard d’euros pour faire un virage complet en 2026, financé par le capital de la nouvelle société Evidiant.

« Cette nouvelle voie qu’Atos adopterait potentiellement viserait à optimiser nos performances sur les deux marchés différenciés sur lesquels le Groupe se positionne, qui ont des dynamiques fondamentalement différentes : d’une part, le marché des infrastructures, qui nécessite d’importants besoins, d’autre part , le marché des applications numériques et de la sécurité. » explique Rodolphe Belmer.

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Départ en septembre

Le projet prévu implique une précédente réorganisation qui serait achevée au second semestre 2023, avant la cotation et la distribution des actions SpinCo fin 2023. Le Groupe estime le montant total de ses besoins de financement à 1 600 millions d’euros pour la période 2022. -2023, jusqu’à ce que la séparation prévue devienne effective. Le groupe a annoncé ce matin avoir déjà vendu 200 millions d’euros d’actifs non stratégiques dans le cadre de la future société Evidiant et est en discussion pour des activités pour un montant équivalent à 500 millions supplémentaires. Vous recherchez également un partenaire pour Unify, votre offre logicielle de communications unifiées.

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Chacune des deux futures sociétés aura son propre PDG, qui sera Nourdine Bihmane pour TFCO et Philippe Oliva pour la future Evidiant. Rodolphe Bellmer quittera le groupe en septembre, “au plus tard le 5 septembre”, une fois la réorganisation engagée. “Mon poste actuel de PDG sera redondant”, a-t-il expliqué. Arrivés le 1er janvier, Rodolphe Belmer et le président du conseil d’administration ne sont pas d’accord sur la stratégie à suivre. Aux termes de son contrat, il percevra une indemnité, “un parachute”, équivalant à neuf mois de salaire, qui était prévue en cas de cessation des fonctions à la suite d’une fusion ou d’une scission affectant Atos.

De son côté, Bercy a annoncé qu’il suivait “avec attention” le dossier Atos. “Nous sommes, bien entendu, attentifs à l’actionnariat de l’entreprise”, jugée “stratégique à bien des égards pour la France”, a-t-on ajouté au sein du cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. L’Etat rappelle également qu’un décret contrôlant les investissements étrangers « protège le capital des entreprises stratégiques des attaques des investisseurs étrangers ».

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