Mohamed Abrini, jugé dans le cadre du procès des attentats de Bruxelles, espérait que “le peuple” le laisserait s’évader. C’est l’information issue des écoutes téléphoniques réalisées dans la prison, révélée par les médias belges.
Abrini aurait aimé que son frère récupère les armes de la cellule pour le faire évader. – Images de Belga Par Belga Publié le 08/08/2022 à 06:20 Temps de lecture : 2 min
Mohamed Abrini, “l’homme au chapeau” des attentats de Bruxelles, espérait, deux mois après son arrestation, que “le peuple” le laisserait s’échapper. Il aurait aimé que son frère cadet récupère les armes de la cellule terroriste de Bruxelles que les kamikazes avaient cachées avant d’attaquer Zaventem et Maelbeek le 22 mars 2016. Les interventions directes menées dans la prison en témoignent donc, écrit La Dernière Heure et La Libre Belgica le lundi.
Les photographies retrouvées sur l’ordinateur que les terroristes avaient laissées dans une poubelle publique le matin du 22 mars attestaient de l’existence de ces armes.
L’enquête a ensuite révélé que Mohamed Abrini voulait que son jeune frère récupère les armes. Les écoutes téléphoniques réalisées par la Sûreté de l’État à la prison de Bruges, où étaient détenus Mohamed Abrini et Bilal El Makhoukhi, en témoignent.
C’était les 1er et 2 juin 2016, près de deux mois après l’arrestation d’Abrini. Le 1er juin vers 22h30, interrogé par Abrini, El Makhoukhi lui a dit qu’il savait où étaient cachées les armes. Vingt-quatre heures plus tard, Abrini revient à la charge : « Je voulais que tu me dises le code où se trouvaient les armes, alors j’aurais envoyé quelqu’un les chercher. »
“Je connais des gens prêts à me sortir d’ici”
Le Makhoukhi lui dit que la personne à qui il a donné les armes ne les donnera qu’à quelqu’un qu’il connaît. A quoi Abrini répond : « Oui, mais si j’envoie mon jeune frère, il lui montrera sa carte d’identité. Alors votre contact saura que je suis détenu avec vous à Bruges et que mon frère est des nôtres. Juste par mon nom, vous saurez que ce n’est pas une arnaque. Parce que je connais des gens qui sont prêts à me sortir d’ici. »
Emprisonné depuis 2016, El Makhoukh doit être jugé pour la dernière fois, à partir d’octobre, avec Salah Abdeslam, Mohamed Abrini et sept autres accusés pour leur implication dans les attentats de Bruxelles.
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