Un hélicoptère de l’armée survole la base militaire de Kati au Mali le 22 juillet 2022. STRINGER/REUTERS
Des coups de feu ont été entendus aux premières heures du vendredi 22 juillet à Kati, ville de garnison de la proche banlieue de Bamako, cœur de l’appareil militaire malien et résidence du président de transition, le colonel Assimi Goïta, a également constaté un journaliste de l’AFP. . en tant que résidents locaux. L’ambassade de France a averti ses ressortissants par SMS d’une “attaque en cours à Kati”, recommandant la prudence.
“C’est vers 5 heures du matin que des hommes armés non identifiés ont attaqué la ville de Kati”, a déclaré à l’AFP par téléphone un habitant, préférant garder l’anonymat pour des raisons de sécurité. “On a été réveillés par des coups de feu à 5h du matin et des bruits d’explosions, on ne sait pas ce qui se passe”, a confirmé un autre habitant, ainsi qu’un troisième qui habite cette ville de garnison : “Notre camp est attaqué”, a-t-il dit. . .
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Un déploiement des forces spéciales maliennes était visible à 8 heures du matin et deux hélicoptères de l’armée volaient dans le ciel, a indiqué un journaliste de l’AFP, qui a également entendu des explosions à l’intérieur du camp. La cause des tirs, des détonations et du déploiement de soldats n’était pas claire et les autorités locales n’ont pas pu être jointes dans l’immédiat.
Point de départ de nombreux coups d’État
Kati abrite la principale base militaire du Mali. C’est aussi là que résident les principales autorités militaires maliennes, notamment le président de transition, le colonel Assimi Goïta, et son ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara. Tous deux ont étudié à Kati, où de nombreux coups d’État ont commencé au Mali.
En 2020, avec trois autres officiers, les colonels prennent le pouvoir par la force à Kati. Des coups de feu avaient été entendus dans le camp, puis les militaires étaient « descendus » à Bamako. Par le passé, les personnes arrêtées – le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, les président et Premier ministre Bah Ndaw et Moctar Ouane en 2021 – ont été systématiquement transférées et détenues au camp de Kati.
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La base militaire de Kati n’a jamais été la cible d’une attaque djihadiste. En revanche, jeudi, il y a eu six attaques simultanées dans le centre du Mali et dans la région de Koulikoro, près de Bamako. Aux premières heures de la matinée, en même temps que la fusillade de vendredi, des hommes armés identifiés par les militaires comme des membres de la Katiba Macina, affiliée à Al-Qaïda, ont attaqué des postes de contrôle, une gendarmerie et un camp militaire lors de six attaques coordonnées, dont une dans le ville de Kolokani, à une centaine de kilomètres au nord de Bamako.
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Le monde avec l’AFP