Des soldats et des secouristes travaillent pour sauver dix mineurs piégés dans une mine de charbon depuis mercredi après un effondrement, à Agujita, dans la ville de Las Sabinas, au Mexique, le 5 août 2022. JULIO CESAR AGUILAR / AFP
Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a appelé dimanche 7 août à l’aide pour faire “plus” pour sauver les dix mineurs piégés sous terre depuis mercredi dans le nord-est du Mexique après l’effondrement et l’inondation de trois mines de charbon.
“Nous devons continuer à travailler pour sauver les mineurs. Nous devons continuer à faire ce que nous faisons et plus encore”, a déclaré le président lors d’une visite sur le site de l’accident, à Agujita, dans la ville de Las Sabinas, dans l’État de Coahuila.
Les experts craignent de nouvelles infiltrations
Près de quatre cents secouristes sont mobilisés pour tenter de sauver ces mineurs piégés à 60 mètres de profondeur, dont la moitié a été inondée. Le président avait évoqué samedi une journée « décisive » pour les opérations de sauvetage : « Nous saurons s’il y a une possibilité que des plongeurs puissent entrer. [dans la mine] sans risque »
Cependant, les plongeurs n’ont pas pu entrer samedi car le niveau d’eau (crue de 34 mètres) n’avait baissé que de 9,50 mètres. Les plongeurs “ont dit qu’ils ne savaient pas quand” ils pourraient descendre, a déclaré Alicia Huerta, belle-sœur de l’un des dix mineurs de fond, à l’Agence France-Presse (AFP) sur le site.
Les secours utilisent une vingtaine de pompes. Cependant, les experts craignent de nouvelles infiltrations d’une mine voisine. Samedi soir, des proches ont participé à une messe près du camp de fortune où ils se réunissent depuis mercredi, loin de la zone de secours bouclée par les autorités.
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Incidents récurrents
Seul producteur de charbon mexicain, l’État de Coahuila est habitué aux drames miniers. En juin 2021, sept ouvriers sont morts après un effondrement souterrain. Le 19 février 2006, soixante-cinq mineurs sont morts lorsqu’une poche de gaz souterraine a explosé à Pasta de Conchos, une mine contrôlée par le conglomérat Grupo México. Seize ans plus tard, soixante-trois des soixante-cinq corps sont toujours au fond de la mine.
Les familles “demandent des mesures” contre les accidents depuis seize ans “et leurs appels n’ont pas été entendus”, a déploré la Société de Jésus, qui accompagne les membres des familles dans leur demande de justice devant les instances internationales.
En octobre 2010 au Chili, dans le désert d’Atacama, trente-trois ouvriers ont pu sortir d’une mine de cuivre, à près de 700 mètres de profondeur, après soixante-neuf jours sous terre et un glissement de terrain.
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Le monde avec l’AFP