Audiovisuel public : les députés votent en première lecture la suppression de la redevance

Le vote a été remporté par 170 voix contre 57, lors de la première lecture du projet de loi de finances rectificative 2022.

Les députés ont validé ce samedi matin la suppression de la redevance qui finance la télévision publique, dans le cadre des mesures de soutien au pouvoir d’achat.

Le vote a été remporté par 170 voix contre 57, lors de la première lecture du projet de loi de finances rectificative 2022.

Des amendements de la majorité et de LR ont été adoptés pour allouer à la télévision publique “une fraction” de la TVA, s’élevant à environ 3,7 milliards d’euros, pour répondre aux inquiétudes sur son financement.

Au cours de cette séance souvent mouvementée, le ministre chargé des Comptes publics, Gabriel Attal, a fait part de son attachement à “un secteur audiovisuel public fort”, tout en qualifiant le tarif actuel d'”outil obsolète”.

“Supprimons les impôts qui pèsent sur les Français”, a-t-il poursuivi.

De nombreux rivaux à côté de Nupes

Les principales objections sont venues des rangs de l’alliance de gauche Nupes, où de nombreux intervenants ont notamment souligné les risques pour l’indépendance de la fonction publique.

Pour Inaki Echeniz (PS), cette suppression est une “mauvaise idée”, tandis qu’Alexis Corbière (LFI) a souligné que garantir “l’indépendance de la télévision publique est une condition de la démocratie”.

Le RN, de son côté, a demandé d’aller au-delà de la suppression de la redevance, en privatisant la télévision publique. “Une grande démocratie comme la nôtre n’a plus besoin d’un service public”, a déclaré Caroline Parmentier.

La ministre de la Culture Rima Abdul Malak a fait valoir que “ce n’est pas la redevance qui garantit l’indépendance”, mais plutôt l’Arcom (ex-CSA), l’organe qui nomme les directeurs des télévisions publiques.

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