AFP, publié le samedi 2 juillet 2022 à 21h32
Les Américains se rendant à l’aéroport pour retrouver leur famille à l’occasion de la fête nationale du 4 juillet risquaient une mauvaise surprise samedi, les compagnies aériennes ayant déjà annulé des centaines de vols, principalement en raison de problèmes de personnel.
Dans l’après-midi, 600 vols avaient déjà été annulés, tandis qu’environ 3 100 autres avaient été retardés, selon flightaware.com.
La situation était déjà difficile la veille, selon le site spécialisé, qui recensait vendredi 587 vols annulés sur un total de 3.060 dans le monde, et près de 8.000 retards.
Ces déboires pour les passagers américains sont une tendance de fond : les compagnies aériennes américaines, qui emploient 15 % de personnel en moins qu’en période pré-pandémique, ont du mal à gérer le retour massif des passagers dans leurs avions.
Les entreprises du secteur disent travailler pour résoudre le problème, intensifiant les campagnes de recrutement de pilotes et d’autres catégories de personnel et réduisant le nombre de sièges disponibles pour les passagers.
Les responsables de l’aviation citent d’autres facteurs externes aggravants, notamment climatiques ou dus au Covid.
Le secrétaire américain aux Transports, Pete Buttigieg, a rappelé samedi aux passagers sur Twitter qu’ils avaient droit à un remboursement en cas d’annulation.
Les pilotes de Delta Airlines ont également manifesté jeudi pour réclamer des augmentations de salaire en rapport avec le nombre d’heures supplémentaires effectuées.
“C’est franchement irresponsable de faire une surréservation. A la fin de la pandémie, on prévoit plus de vols que de personnes pour les piloter”, a déploré samedi sur CNN l’un de ses délégués syndicaux, Jason Ambrosi.
Les pilotes, fatigués, ne veulent pas bloquer les passagers, dit-il, “mais c’est une question de sécurité”.
Pour autant, les annulations massives n’ont pas empêché les voyageurs d’arriver dans des aéroports bondés, l’Agence de sécurité des transports (TSA) estimant que le nombre de contrôles, près de 2,5 millions vendredi, “est revenu au volume d’avant la pandémie”.
Un chiffre d’autant plus impressionnant que 42 millions d’Américains, un record, devraient se déplacer en voiture durant ce week-end férié, selon l’American Automobile Association.