Les bagages s’entassaient à perte de vue. Le gâchis est visible aux aéroports de Montréal, Toronto et Athènes. Les voyageurs ont du mal à trouver leur valise au milieu du chaos.On peut aussi voir ces longues files d’attente à l’aéroport d’Amsterdam. Comment on est venu ici?
“Pendant la pandémie, nous avons licencié toute une ribambelle de personnels. Le problème, c’est que le transport aérien est une chaîne de services. Si les pompiers se mettent en grève, l’aéroport est arrêté, si ce sont des douaniers, idem”, explique-t-il. Patrick Anspach, journaliste spécialisé dans l’aéronautique.
Bien que nous trouvions du personnel, nous devons le former
Les salariés souhaitent désormais des horaires de travail plus confortables et un salaire plus adapté à la pénibilité de leur travail. Par conséquent, le secteur a du mal à embaucher. “On cherche partout. Évidemment, les syndicats disent ‘Trouvez du personnel’ mais on n’en a pas. On ne retrouve plus ceux qui sont partis pendant la pandémie. Et bien qu’on trouve du personnel, il faut les former. Et ça ne peut pas se faire en un mois », précise Patrick Anspach.
Pour combler cette lacune, le temps est venu d’annuler les vols. Amsterdam-Schiphol veut réduire sa capacité de 30 % au cours des trois prochains mois. Lufthansa a annulé 3.000 vols en juillet/août, Brussels Airlines 700 durant la même période. Air Canada et la compagnie scandinave SAS doivent également revoir leurs vols à la baisse. L’industrie devra trouver des stratégies pour rendre ses emplois attrayants.